1. Le secret d'Anna (1)


    Datte: 15/10/2020, Catégories: fh, fplusag, jeunes, jardin, caférestau, amour, volupté, Masturbation Oral pénétratio, champagne, mélo, Auteur: Phileras

    Résumé des deux épisodes précédents :
    
    Alain est encore quelque peu étonné par la tournure prise par les évènements depuis la fin du petit concert Schubert. Raisonnablement, rien ne pouvait laisser présager qu’Anna, la plus âgée des trois femmes, mère de deux enfants, une Hollandaise très distinguée mais réservée, infirmière en chef d’un grand établissement de soins privé d’Anvers, ait pu se laisser séduire sans grandes difficultés. Le plus surprenant est qu’elle ait confié à Alain que, contrairement aux apparences, sa vie était loin d’être gaie. Elle aurait même pu ajouter que sur le plan des plaisirs coquins, sa vie était plutôt d’une fadeur déconcertante.
    
    Sur le chemin du retour Alain passe chez son libraire pour prendre comme à l’accoutumée le journal local. Il est reçu avec un accueil particulièrement décontracté, presque complice.
    
    — Alors jeune homme, toute la ville parle de vous !
    — De moi ?
    — Oui, on vous a vu rentrer chez vous en compagnie de plusieurs femmes du nord.
    — Ah bon !
    — Trois femmes que vous auriez rencontrées au concert. Il paraît qu’elles sont plutôt jolies.
    — Euh, oui… elles étaient en panne de voiture.
    — Une panne sympathique ?
    — Attendez, ce n’est pas ce que vous croyez…
    — Je plaisante. À votre place j’aurais fait la même chose. Quand on est jeune il ne faut jamais louper une « bonne occase ».
    
    Alain est particulièrement surpris. Hier soir, il n’a pas rencontré une seule personne dans la rue. Tous les volets étaient fermés et toutes les lumières éteintes mais les « on-dit » ont déjà fait le tour de la ville. Ce n’est pas bien grave. Si on veut le prendre pour le Don Juan des Don Juan, c’est le problème des autres, pas le sien.
    
    En quittant le libraire, Alain réalise qu’il ne s’est pas rasé ce matin. Il a pris une douche avec Anna, mais sans plus. Cerise sur le gâteau, il ne s’est pas peigné. C’est vraisemblablement pour cette raison qu’un certain nombre de personnes le regardent dans la rue avec un sourire au coin de l’œil. En milieu de semaine, vers onze heures du matin, avoir une tête de fêtard mal réveillé attise les soupçons qui se transforment très vite en ragots. Dans ces conditions, il vaut mieux rester discret et ne pas aller prendre son petit café dans son bar habituel. Cela pour éviter de se faire harceler de questions par les piliers de comptoir qui, à cette heure avancée de la matinée, en sont déjà à leur deuxième ou troisième tournée de vin blanc bien sec et bien frais. C’est grâce à eux que les nouvelles se diffusent à l’extérieur aussi vite que l’éclair.
    
    Alain décide d’aller faire ses courses chez des commerçants qu’il ne fréquente pas habituellement, pour éviter tout potin supplémentaire. Il doit acheter de quoi manger pour deux ce soir et en particulier le nécessaire à la communion sous les trois espèces : le vin rouge, le vin rosé et le vin blanc.
    
    Gérer deux imprévus sentimentaux, agréables mais forts consommateurs de temps, n’est pas une tâche facile. Si la venue d’Anna ce soir ...
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