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Valérie -- Ch. 03
Datte: 05/11/2026, Catégories: Non Consentement / À contre-cœur Auteur: APVapv, Source: Literotica
... Elle offre son corps. Rien d'autre. Valérie a quarante-huit ans. Blonde, les traits tirés mais le corps encore solide. Une poitrine lourde qu'elle attache le matin dans un soutien-gorge discret. Ses cuisses ont épaissi, mais elle reste droite, digne. Son visage ne trahit rien. Ni plaisir. Ni douleur. Elle encaisse. Pendant qu'il la baise, elle compte. Les secondes, les minutes. Elle jette parfois un œil à l'horloge numérique posée sur la table basse. Toujours entre 12h02 et 12h17. Jamais plus. Jamais moins. Une fois dehors, elle serre les cuisses par réflexe. Comme si elle voulait refermer ce qui vient d'être pris. Au bureau, elle se douche. Rapide. Froide. Elle remet son tailleur et boit un café noir. Reprend ses dossiers et elle évite les regards. Baisse la tête dans l'ascenseur et elle se sent vide. Juste un corps utilisé. Et un compte à rembourser. La dette. Celle de son mari et elle paye chaque jour, chaque midi. 19h. Valérie referme la porte doucement derrière elle. La lumière du couloir est éteinte. Elle retire ses talons dès l'entrée, les pose soigneusement près du mur, puis glisse ses pieds nus sur le parquet froid. Son sac à main, lourd, tombe sans bruit sur le buffet de l'entrée. Elle ne prend pas la peine d'allumer. Elle connaît chaque recoin de sa maison. Dans le salon, la lampe de coin projette une lumière jaune sur les coussins fatigués du canapé. Son mari est là. Assis, les épaules affaissées, les coudes posés sur ses genoux. Il tient une tasse ...
... vide entre ses mains. Quand elle passe devant lui, il lève la tête sans oser la fixer dans les yeux. -- Je suis désolé, dit-il à voix basse. Sa voix a cette brisure qu'elle reconnaît. Il la répète chaque soir. Même ton. Même regard. Valérie ne s'arrête pas. Elle marche lentement jusqu'à la cuisine. Ouvre le frigo. Sort deux œufs, un fond de riz de la veille, une poignée de haricots verts qu'elle pose sur le plan de travail. Tout est chronométré, sans hésitation. Elle allume la plaque. Fait chauffer l'eau. Dans le salon, il ne bouge pas. Ne dit pas un mot de plus. Elle dresse la table sans un bruit. Deux assiettes. Deux verres. Elle verse l'eau. Sert. Ils mangent face à face. En silence. Lui baisse les yeux. Elle mâche sans goût. Les fourchettes s'entrechoquent à peine. Le repas est court. Fonctionnel. Comme le reste. Une fois les assiettes vidées, elle les met dans l'évier. Ne fait pas la vaisselle. Elle éteint les lumières, une à une. Dans la chambre, elle se change sans un mot. Retire son soutien-gorge, sa culotte, enfile un tee-shirt large, sans parfum ni maquillage. Elle se glisse sous la couette, côté gauche. Toujours le même. Son mari la rejoint quelques minutes plus tard. Il s'allonge sur le dos, à distance. Son corps ne frôle pas le sien. Il tourne lentement la tête vers elle. Sa main se glisse doucement sous les draps, effleure son bras, puis son flanc. Elle attrape ses doigts et les repousse, sans brutalité, mais sans appel. Il murmure : -- Je ...