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Le Contrat
Datte: 03/11/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: Pelec, Source: Hds
Je venais d’avoir vingt-deux ans quand j’ai décroché ce poste. Assistant personnel d’une directrice générale dans une entreprise trop discrète pour figurer sur Google, mais suffisamment prestigieuse pour qu’on y entre par recommandation. C’était le cas pour moi. Mon oncle, à qui je devais tout, m’avait dit : « Ce sera formateur. » Il ne m’avait pas parlé de Madame Stella. La première fois que je l’ai vue, je me suis senti à la fois ramené à l’état de gosse et terriblement éveillé. Elle n’avait rien d’extravagant à première vue : fine, droite comme une lame, vêtue d’un tailleur noir sans une once de frivolité. Mais ses cheveux roux, coupés courts dans une pixie asymétrique, dégageaient sa nuque et encadraient son visage avec une précision quasi chirurgicale. Une frange en pointe tombait sur un de ses yeux verts, perçants, calmes, clairs comme de la glace. Des taches de rousseur parsemaient son teint pâle. Elle n’avait pas besoin de maquillage. Elle n’avait besoin de rien. Elle m’a à peine regardé durant l’entretien. Elle a parcouru mon CV en silence, a posé deux questions sans me regarder, puis s’est levée. Elle m’a tendu la main. — Vous commencez lundi. Huit heures pile. Tenue correcte. Discrétion absolue. Et elle était déjà repartie. ⸻ La semaine a commencé comme une épreuve silencieuse. Elle ne parlait jamais plus que nécessaire. Ses mails étaient laconiques. Ses remarques, sèches. Elle ne souriait pas. Ne m’appelait pas par mon prénom. À vrai dire, ...
... je n’étais même pas certain qu’elle le connaissait. Mais chaque fois qu’elle entrait dans une pièce, j’étais incapable de penser à autre chose. J’étais happé par la tension de ses gestes, la froideur de sa voix, la maîtrise absolue de son corps. Elle était comme une ligne droite dans un monde courbe. Elle me fascinait. Et j’étais à la fois terrifié et excité par ce que je ressentais pour elle. ⸻ Le vendredi soir, je suis resté un peu plus tard au bureau. J’avais reçu un dossier urgent à remettre dans le bureau de Madame Stella, fermé pour la journée. J’ai attendu que tout le monde parte. À 18h50, j’ai monté les escaliers du dernier étage, dossier en main. La lumière de son bureau filtrait sous la porte. J’ai hésité, frappé doucement. Pas de réponse. Alors j’ai entrouvert. Juste assez pour glisser le dossier. Et je l’ai vue. Assise dans son fauteuil, jambes écartées, la jupe relevée jusqu’aux hanches. Elle tenait un petit vibromasseur contre sa chatte, ses doigts écartant les lèvres luisantes de son sexe. Sa tête était renversée en arrière, la bouche entrouverte. Un soupir rauque s’échappa d’elle au moment où nos regards se croisèrent. Mon cœur s’est arrêté. Je suis resté figé, paralysé entre l’envie de fuir et celle de m’agenouiller là, tout de suite. Elle ne bougea pas. Ne sembla ni surprise ni fâchée. Elle retira lentement l’objet de son sexe, le posa sur son bureau, puis s’adressa à moi d’un ton plat : — Entre. Je me suis ...