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Acte III : Cécilia
Datte: 01/11/2026, Catégories: fh, Collègues / Travail amour, Auteur: tatamarie, Source: Revebebe
Je vous raconte ici mes aventures avec une autre amie brésilienne, Cécilia. Je l’ai rencontrée dans des circonstances festives. Dans notre projet, en face de mon équipe française se trouve une équipe brésilienne, que l’on appelle littéralement « contrepartie », qui nous assiste et qui fait aussi l’objet d’un « transfert de technologie », c’est-à-dire que nous les formons à nos méthodes et à nos outils. L’ambiance est vraiment très bonne entre les deux groupes, au boulot, mais aussi à l’extérieur. Il nous arrive de temps en temps de sortir ensemble, les deux groupes mêlés, les Brésiliens nous organisent les soirées. J’ai déjà expliqué les problèmes du Brésil à cette époque, notamment financiers, nous prenions donc souvent en charge tout ou partie des frais de ces soirées. Curieusement, l’équipe brésilienne est davantage féminine, l’équipe française est entièrement masculine. Ce soir-là, nous sommes plus d’une vingtaine, il y a même des amis d’amis que je ne connais pas. Nous commençons par un premier bar à Ipanema, jeune et branché. Je commence à la bière, je sais que la soirée risque d’être longue. Se pose toujours le problème de la langue, mais c’est moins handicapant, nous avons maintenant trois personnes parlant le portugais, et moi-même, je commence à me débrouiller. Au deuxième bar, Cécilia se retrouve à côté de moi. Elle ne parle pas le français, mais possède bien l’anglais, on arrive donc à échanger. Elle dirige une des équipes du client, justement celle ...
... du transfert de technologie. Je la croise ainsi assez souvent et nos relations sont bonnes, nous avons déjà sympathisé un peu. Je la trouve très jolie, avec de longs cheveux frisés, et, comme toujours, je craque sur son sourire. Elle est en tenue de travail puisque nous sortons du boulot. Elle a juste troqué ses talons hauts pour des chaussures basses. En effet au Brésil comme aux États-Unis, les femmes changent de chaussures avant d’entrer au bureau, remplaçant des chaussures confortables par des talons hauts, presque un uniforme. Vers minuit, on se retrouve dans un « pagode ». Un pagode est un peu l’équivalent d’un bal musette chez nous. C’est un style musical populaire, pas traditionnel, mais de musique de fête entre amis, commune des réunions dans les favelas. C’est fréquemment une version simplifiée, avec beaucoup moins d’instruments, des sambas classiques. Le pagode est né au début du vingtième siècle, dans les fêtes de famille. Cécilia essaye de m’apprendre à danser le pagode, mais je n’ai jamais été doué pour la danse. C’est une danse où les corps sont collés, cela me permet de prendre conscience de ses formes. Par hasard, je caresse distraitement son dos, suivant les pas, son bassin vient se coller contre le mien. Au bout d’un moment, en sus de la température assez élevée de la boîte, Cécilia et moi commençons aussi à nous échauffer. Elle noue ses bras autour de mon cou, attire ma tête vers elle et nous échangeons des petits baisers sages. Moi j’ai mes ...