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Emprise - Histoire de Laura Ch. 103
Datte: 30/10/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: APVapv, Source: Literotica
... et que j'me disais que j'étais peut-être montée plus haut qu'elles. Mais le goût de cette puissance, il laissait un arrière-goût de cendre dans la bouche. Parce qu'au final, j'étais qu'une marionnette bien habillée. Et que tout ce que je faisais, je le faisais pour qu'ils ne s'en prennent pas à Linh. Ou à Nadia. J'ai ouvert la fenêtre. L'air chaud m'a fouetté le visage. Ça puait la ville, le fric et la merde. Et j'me suis dit que j'avais deux options : continuer à creuser ce trou en y trouvant un peu de confort, ou tout faire péter, quitte à y laisser ma peau. EN FIN DE JOURNEE, la lumière rasait les pierres du château de la fondation, dorée, presque douce. Mais dans ma tête, c'était l'inverse : sec, tendu, électrique. Le message était tombé : "Jacques arrive. Avec Moussa." Rien que leurs noms, ça m'avait filé la nausée. Ils ont débarqué vingt minutes plus tard. Jacques, comme toujours, tiré à quatre épingles, le regard qui fouille. Et derrière lui, Moussa. Un bloc. Deux mètres de muscles, peau d'ébène, regard calme mais inattaquable. Il dégageait un truc animal. Même les murs semblaient se tasser un peu à son passage. -- Où sont les deux nouvelles? a balancé Jacques en entrant, la voix tranquille. Trop tranquille. -- Salle de soin. Elles vous attendent. On a marché à travers les couloirs, moi un peu devant, eux derrière. Et plus on approchait, plus je sentais le sol me coller aux bottes. Dans la pièce, Ana et Maï attendaient, assises, droites, mais ...
... tendues. Ana, la petite Colombienne, avait ce visage d'ange trompeur. Des grands yeux noirs, profonds, bordés de cils épais. Sa peau mate brillait sous la lumière froide de la salle, ses longs cheveux noirs coulaient dans son dos comme une chute de soie. La gamine de dix-neuf ans portait un débardeur blanc trop fin, et dessous, on devinait ses clavicules, fragiles et sa poitrine haute et ferme. Elle avait ce genre de corps fin qu'on prendrait presque pour un mirage. Mais elle n'était pas en sucre. Elle savait encaisser. À côté, Maï attendait, immobile. Thaïlandaise, dix-neuf ans aussi, encore plus mince qu'Ana, avec une poitrine trop pleine pour son gabarit. Une disproportion qui faisait toujours lever les regards. Sa peau était claire pour une asiatique, lisse comme du satin, et ses grands yeux sombres semblaient flotter dans son visage. Elle avait les bras posés sur ses cuisses, les jambes bien serrées. Tout en elle criait discipline. Mais je voyais son dos raide, ses poings légèrement crispés. Elle flippait. -- Bon, mesdemoiselles, commença Moussa en sortant son matos de son sac. On va vous marquer. Comme il faut. Il déballa ses aiguilles, ses flacons, ses gants. La routine, pour lui. Pas pour elles. Jacques s'approcha de moi. -- Alors, t'as vu Leila, à Dubaï? J'ai hoché la tête sans détourner les yeux de Maï qui commençait à se déshabiller. -- Elle est au haras. Elle s'en sort. Enfin... elle survit. Il s'est penché un peu vers moi. Trop près. Son parfum ...