1. Entre deux feux (3/3)


    Datte: 29/10/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Pessac, Source: Hds

    ... corps brûlant et avide.
    
    Il prend sa bouche avant toutes choses, ils s’embrassent avec délice, fièvre. Des yeux, il déguste les lèvres de la belle, qui sont comme deux pétales de rose humide, abritant une langue vermeille. Vermeille et gourmande.
    
    C’est elle qui au bout d’un moment lui refuse sa bouche, lui intime de partir à l’aventure sur son corps. Les lèvres de Clément s’arrêtent un instant dans son cou alors que ses mains lui caressent la nuque. Premiers frissons.
    
    La bouche descend lentement dans le sillon d’entre seins, bécote la peau. Clément se recule pour découvrir enfin ses seins. Petits monts laiteux dont la blancheur tranche avec la peau bronzée. Il s’émerveille surtout de leurs cabochons, brun foncé, incroyablement dressés, arrogants, dont il devine la fermeté élastique. Sa bouche prend possession, délicatement, d’un de ses fiers tétons, le suce, le cajole, l’embrasse. Ses dents en testent la résistance, sa langue savoure la granulosité du petit menhir, un délicieux bonbon qui se révèle vanille sous son enrobage chocolat !
    
    De l’autre côté, des doigts coulent des cercles concentriques sur l’autre sein, effleurent d’abord l’aréole étrécie avant de prendre d’assaut le guignolot marron. Tête renversée contre le mur, corps arqué, seins tendus vers la bouche qui la câline et les doigts qui l’accaparent, Lana savoure toutes ces caresses et lentes agaceries, larmes aux yeux tant cette retenue de son amoureux la comble. Elle frisonne d’aise. Heureuse déjà. ...
    ... Comblée, presque !
    
    L’impatience la reprend, elle appuie sur la tête de son homme, l’oblige à abandonner les merveilles éburnéennes. La bouche sinue sur son ventre, reptile vers son mont-de-vénus. Des doigts se perdent dans le fouillis soigneusement ordonné de sa forêt pubienne alors que Clément, découvre, extasié, la fente délicate de sa mie. Elle est toute potelée cette fente, rebondie dans toute son étendue. Elle a les lèvres longues, des bords écartés parfaitement symétriques. Elle est moelleuse, séduisante, chaude, on dirait que le feu va en jaillir.
    
    Les petites lèvres sont follement abondantes. Il les écarte pour dégager le sillon vermillon, noyée dans une cyprine abondante. Tombé à genoux, il lape ce miel avec gourmandise, s’enivre de cette lubrine délicieuse. Ses doigts folâtrent dans les replis enchanteurs, montent et descendent le cours de la rivière tumultueuse. Quand sa langue et ses doigts montent conjointement à l’assaut du rocher sensible, Lana sursaute, rue un instant avant de s’abandonner aux caresses indiscrètes. Les doigts abandonnent le promontoire à la bouche avide, descendent vers l’ouverture béante de la grotte pourprée, s’y insinuent, passent le vestibule, plongent dans le tunnel. Sous l’action conjuguée de la langue frétillante et des doigts conquérants, Lana se sent glisser, irrémédiablement. Elle perd tout sens commun, toutes connexions avec la réalité.
    
    Le bonheur la submerge, la douceur de son amoureux la grise, elle se pâme, s’enchante avant ...