1. En Perdition Ch. 03


    Datte: 22/10/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: meo75, Source: Literotica

    Chaque seconde je me dis que je ne vais pas pouvoir tenir plus longtemps, que mon corps va lâcher, et pourtant les secondes, les heures s'écoulent. Je ne sais plus vers quoi tourner mes pensées, je n'arrive plus à avoir de pensées, même à visualiser ma Maîtresse, je suis dans un néant. Et finalement c'est mon esprit qui lâche. Je sens comme un écrasement complet dans mon cerveau, je visualise un château de cartes qui s'effondre en quelques instants, mes yeux ne voient plus rien, je n'entends plus rien, je suis dans un ailleurs. Je sens toutes ces douleurs et ces souffrances, mais elles font partie de moi, je les accepte, je comprends enfin pourquoi je les subis, comme je les mérite, comme j'ai de la chance d'être ainsi révélé à moi-même, elles rythment ma vie comme le battement de mon cœur, sans elles je n'existe pas, l'amour d'Océane me remplit profondément, je ne suis rien et elle me fait son esclave.
    
    L'obéissance devient alors une évidence, l'acceptation aussi. Je bois ce qui m'est donné de boire, je mange ce qui m'est donné de manger, remerciant en esprit de s'occuper de moi. Mon corps est comme coupé de mon esprit, il ne m'appartient pas, il est tout à elle. J'ai peu conscience de ce qui se passe, des treuils qui sont arrêtés, des souffrances qui s'estompent, de la minerve qui me libère, de la difficulté à ôter le bâillon, ma bouche restant ouverte, tout comme mon cul totalement évasé. L'esclave à côté de moi est en pleurs, je ne comprends pas pourquoi. Je suis ...
    ... extatique, dans un autre univers, j'ai pénétré une nouvelle conscience faite de néant.
    
    Nos dresseuses sont armées de fouets, nous intiment l'ordre de nous offrir, ce que je fais bien volontiers, exposant tout mon corps sans jamais me protéger, venant à leur pied pour les baiser en remerciement lorsque les coups s'arrêtent. Les coups de pieds et de poings prennent le relais, le pauvre hère cherche à les éviter, tandis que je les reçois, me tordant, mais les remerciant. J'existe. Je souffre donc j'existe. Les décharges électriques me manquent presque. Je les guette, savoir ce qu'elles veulent, ce qu'elles attendent.
    
    Je suis séparé de mon compagnon, enfermé dans une cage bien trop petite, remplie d'excrément, je tends mon cul comme demandé qui est rempli d'un plug que je fais tout pour bien faire rentrer. Je sombre dans le sommeil, paisible et serein. Si mes mains n'étaient pas retournées dans mon dos, je me ferais jouir infiniment.
    
    ***
    
    Quelques jours plus tôt
    
    - Tu ne t'attendais donc pas à retrouver Nala? Pourtant elle est ici chez elle! Enfin plus ou moins! (Océane rit, d'une blague que je ne comprends pas)
    
    Je remarque que Nala a le regard bien baissé, et détail qui m'avait échappé, qu'elle est à genoux sur une règle en bois qui doit la martyriser! Le spectacle est incroyablement fort, et j'ai mal au sexe de ne pouvoir ni jouir ni même bander. Tout semble sexué et perverti dans l'univers d'Océane. Est-ce cela qui m'a inconsciemment fasciné dès le premier ...
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