1. Soirée à 5


    Datte: 07/10/2026, Catégories: Partouze / Groupe Auteur: CDuvert, Source: Hds

    En baissant les yeux, j’ai accepté d’ouvrir le haut de mon corsage. La pièce baignait dans une pénombre chaude, une obscurité douce et enveloppante, seulement percée par la lueur vacillante des bougies disposées sur une table basse en bois sombre. Leur lumière dansante projetait des ombres mouvantes sur les murs, caressant les contours des objets comme une main invisible.
    
    L’odeur de la cire fondue, chaude et sucrée, se mêlait à celle, plus âcre et entêtante, de l’encens qui se consumait lentement dans un coin de la pièce, diffusant des volutes de fumée qui semblaient danser au rythme de mon souffle court.
    
    Mon cœur cognait dans ma poitrine, un tambour sourd et incessant, résonnant jusque dans mes tempes, tandis que mes doigts, tremblants d’une nervosité mêlée d’excitation, défaisaient un à un les petits boutons de nacre.
    
    À chaque geste, le tissu s’entrouvrait davantage, révélant la peau pâle et délicate de mon décolleté, légèrement luisante sous la lueur des flammes, comme si elle capturait chaque éclat de lumière pour le renvoyer, provocante, vers leurs regards.
    
    J’entendais leurs respirations, lourdes, irrégulières, presque animales, celles des trois hommes qui m’observaient, assis en face de moi sur le vieux canapé de cuir usé, dont les craquements occasionnels trahissaient leur impatience.
    
    Leurs regards pesaient sur moi, brûlants, avides, comme des mains invisibles qui déjà effleuraient ma peau, traçant des chemins de feu sur mon corps encore à demi couvert. ...
    ... Je sentais cette chaleur, ce poids de leurs désirs, s’insinuer sous ma chair, faisant naître des frissons qui parcouraient mon échine et durcissaient mes tétons sous la fine dentelle de mon soutien-gorge.
    
    — Vas-y, continue, murmura l’un d’eux, sa voix rauque, presque un grognement, vibrant dans l’air lourd de la pièce.
    
    Je relevai les yeux un instant, juste assez pour croiser ceux de Julien, le plus âgé des trois. Ses prunelles sombres, presque noires dans la pénombre, brillaient d’une lueur de prédateur, un éclat sauvage qui me cloua sur place. Un sourire en coin étirait ses lèvres, un rictus qui promettait des choses que je n’osais pas encore nommer, mais que mon corps semblait déjà comprendre.
    
    À côté de lui, Marc, plus jeune, avait les joues empourprées par une excitation qu’il ne cherchait même pas à dissimuler. Il se mordait la lèvre inférieure, ses dents s’enfonçant dans la chair tendre, tandis que ses mains, crispées sur ses cuisses, trahissaient une tension qu’il peinait à contenir. Ses doigts se contractaient par intermittence, comme s’ils mouraient d’envie de se poser sur moi.
    
    Le troisième, Adrien, restait silencieux, immobile, mais son regard ne quittait pas mes doigts. Il suivait chaque mouvement avec une intensité presque insoutenable, ses yeux glissant sur mes mains comme s’ils pouvaient sentir la texture de ma peau à travers la distance. Ce regard me faisait frissonner, un frisson qui naissait au creux de mon ventre et se propageait en vagues jusqu’à ...
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