1. L'Art du Sabre Funeste


    Datte: 05/10/2026, Catégories: nonéro, Auteur: Slaanesh, Source: Revebebe

    Ölümcül Vaal Kalaï
    
    Miyamoto observe, depuis un certain moment déjà, l’estampe presque vivante aux couleurs chatoyantes devant laquelle il se trouve, les bras croisés.
    
    Non…, observer n’est pas le terme adéquat.
    
    Il la contemple ! Oui, c’est exactement cela… il est en profonde contemplation méditative devant cette gravure. Un état contemplatif qui le pousse à la réflexion, à la remise en question, à l’introspection. L’œuvre, d’un artiste anonyme, lui parle d’une façon évidente. Elle l’invite, de par ses lignes épurées, ses couleurs limpides et éclatantes, la sobriété des détails et la puissance évocatrice qui s’en dégage, à penser et à méditer.
    
    Il fronce les sourcils, lorsque cette pensée insidieuse et lourde de sous-entendus se fait jour dans son esprit. Oui, il mesure pleinement les conséquences de sa décision, et malgré les sombres nuées qui menacent l’avenir, s’il devait reprendre la même décision, en toute connaissance de cause, il la reprendrait. Mais cela ne l’empêche nullement de se poser des questions tout en continuant de chercher d’impossibles réponses dans cette œuvre vieille de près de deux siècles.
    
    Elle représente deuxsokes, deux grands maîtres de l’Ölümcül Vaal Kalaï, exécutant deskata au milieu d’une forêt de bambous. Et pas n’importes quelssokes ! Ceux par qui toute cette rivalité est arrivée, ceux par qui deux enseignements s’opposent depuis presque deux cents longues années. En toile de fond, plusieurs personnages assistent à la démonstration. ...
    ... Sans doute des enseignants et des élèves des deux jeuneskoryu nouvellement crées à l’époque, les écoles d’Ölümcül Vaal Kalaï dirigées par les maîtres à l’œuvre gravés sur l’estampe.
    
    L’Art du Sabre Funeste… c’est la définition même de l’Ölümcül Vaal Kalaï. L’art mortel des guerriersbushis.
    
    Leskata sont traditionnellement pratiqués sans protection, avec un simplebokken. Mais au niveau d’un duel de maître, comme c’est le cas sur cette gravure, ils sont exécutés avec unkatana ou unwakisashi, voir les deux, et pas avec un vulgaire sabre de bois.
    
    Cela ne se discute pas.
    
    Et encore, ceskata ne sont que des figures d’entraînement, des enchaînements de différentes techniques ; pas un affrontement à mort. Ces enchaînements dekata, souvent très élaborés, permettent en temps normal de simuler un combat contre des adversaires imaginaires. Ils sont comme une bibliothèque de techniques de combat ; de combinaisons de frappes de taille ou d’estoc, d’esquives, de feintes, de parades et de contre-attaques que l’élève se doit de connaître ; pour les utiliser efficacement en combat réel. Leskata servent à répéter encore, et encore, et encore les mêmes gestes, à les affiner, à les fondre les uns dans les autres dans une fluidité mortelle, à les perfectionner jusqu’à leur plus pure expression. Jusqu’à ce qu’ils deviennent aussi instinctifs que de respirer, et ne soient plus qu’une extension du corps et de l’esprit en symbiose totale, au moment d’être exécutés.
    
    L’air de plus en plus ...
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