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Comparatifs
Datte: 05/10/2026, Catégories: Humour Auteur: Patrik, Source: Revebebe
... ancien instituteur, je lève l’index : — T’es naze de ne pas savoir ce qu’est une nasse. Pour ta gouverne, c’est un panier de pêche dans laquelle on met des poissons, tu sais, les machins vivants qui nagent dans l’eau, pas les rectangles panés tout jaunes qui sortent de la poêle, ou éventuellement du micro-onde pour ceux qui n’ont pas de goût. — Ah OK. À notre grand étonnement (Béa et moi), il sort un petit carnet et note quelque chose dessus. Il explique ensuite : — Faut que j’me tienne à la page. Les meufs aiment bien le beau baratin. Nasse… ça rime avec bombasse et chaudasse… — N’oublie pas aussi « pouffiasse ». C’est marrant de voir à quel point tu mélanges les différents styles de langage. — C’est le propre du poète ! Je ricane : — Grand Dieu, nous z-auriâmes là un illustre poète ? Une réincarnation de François Villon ? — C’est qui, ça ? — « Les neiges d’antan », ça ne te dit rien ? — Ben, c’est pas du Brassens ? Ah, ma fouine à moustache n’est pas trop inculte. J’enchaîne : — La musique, oui, mais pas les paroles. — Ah OK. Et ce Villon, il connaissait bien Brassens ? Ils étaient potes ? Je lève fugacement les yeux au ciel, puis bonne âme, j’explique : — Villon vivait vers la fin du moyen-âge, il y a quelques siècles. Je crois qu’il est né quand est morte Jeanne d’Arc. — Ben, c’est un peu plus vieux que Brassens, sans plus. — Uh ! Ta notion de temps est assez à la ramasse ! Je te signale que tu as cinq siècles d’écart entre ces deux ...
... hommes, cinq cents ans, un demi-millénaire. Note ça sur ton carnet, ça peut être utile ! Il fouille dans sa poche : — Bonne idée… Vous auriez un bouquin sur ce Villon ? — Ses poésies sont en vieux français, ça ne va pas marcher très fort qui séduire les meufs, comme tu dis. — Ah OK… Puis cet inconscient se tourne vers ma femme : — Puis-je avoir l’honneur de vous revoir, gente Dame ? — Vous n’êtes pas du genre à lâcher l’affaire facilement, n’est-ce pas ? — Les femmes disent « non » en pensant « oui ». — Et pourquoi disent-elles « non » à votre avis ? — Parce qu’elles ne peuvent pas dire « oui » tout de suite, sinon elles passeraient pour des grosses salopes. Logique implacable. Ma femme s’amuse : — J’aime le mélange des genres dans votre phrasé. — Alors, c’est « oui » ? Je veux dire : pour vous revoir… Béatrice réfléchit quelques instants, puis elle lâche à mon grand étonnement : — À la condition de ne plus rôder comme un vulgaire voyeur. Donnez-moi votre numéro de téléphone. — Tout de suite !! Je peux avoir le vôtre ? — L’homme propose, la femme dispose. C’est ainsi que s’est clôturée la première rencontre entre cet olibrius et ma chère épouse. Dans la vie, il y a des moments où on se demande si on n’est pas en train de rêver, ce qui est actuellement le cas. En effet, je suis en train de prendre l’apéritif avec le fouinard et sa Maeva de meuf, le tout en compagnie de ma femme. D’ailleurs, c’est une idée à elle. Peu après les événements ...