1. Comparatifs


    Datte: 05/10/2026, Catégories: Humour Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... Maeva a la grande chance de m’avoir !
    
    Croisant les bras, ce qui met un peu trop en valeur sa poitrine, Béatrice se tourne vers moi :
    
    — C’est un sacré zigoto que tu m’as déniché là !
    — Eh mollo ! C’est lui qui est venu m’importuner !
    — Mais c’est toi qui lui as montré mes photos.
    
    Pas faux. Mais je ne pensais pas que ça déboucherait sur ce genre de situation à la con, digne des mauvais romans de gare. Mais j’étais encore loin du compte, car le petit machin à fine moustache propose d’un air très naturel :
    
    — Que diriez-vous de pratiquer un échange de bons procédés ?
    
    Fronçant des sourcils, je devance ma femme :
    
    — C’est-à-dire ?
    — Un échange d’épouses, comme dans Kaamelott.
    
    C’est Béatrice qui répond, moqueuse :
    
    — Splendide référence historique !
    — Oui, vous savez : vous avec moi, et Maeva avec votre mari…
    — Vous avez un certain sens de l’humour et le goût du danger, voire du suicide, mon petit monsieur…
    
    Le moustachu insiste, la voix plus caressante :
    
    — Je vous couvrirai de perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas…
    — Ooh que c’est bien dit !
    
    Passant outre le ton résolument moqueur de ma femme, il s’enhardit :
    
    — Je creuserai la terre jusqu’après ma mort, pour couvrir votre corps d’or et de lumière…
    — Hmm hmm… à quand les mots insensés et les terres brûlées ?
    — Ah… vous connaissez ?
    — Oh, juste un peu… un certain Jacques Brel, je crois… un illustre inconnu…
    
    Dépité, il secoue la tête :
    
    — Ah zut ! Pourtant, d’hab, ça fonctionne ...
    ... bien avec les meufs…
    
    À moitié excédé et à moitié amusé, j’interviens :
    
    — Avec les meufs qui écoutent du rap ou de la soi-disant musique importée de l’autre côté de l’Atlantique et qui parlent de sexe, de casser du flic, et de ramasser plein de fric, je ne dis pas. Mais je te signale que ma femme n’est pas une meuf, c’est une femme, une vraie, pas une poupée gonflable écervelée qui se pâme devant deux vers bien alignés, summum de la « culturitude » !
    
    Souriante, Béatrice me tapote l’épaule :
    
    — Oooh ! Tu causes bien quand tu veux, mon amour. Une femme, une vraie : simple et efficace. J’apprécie aussi le reste de ce que tu viens de dire.
    — Merci, mon amour.
    
    J’aime qu’on soit fier de moi, surtout quand ça vient de ma femme. Celle-ci enchaîne sereinement :
    
    — Finalement, il faudra inviter officiellement Monsieur et sa meuf, pour que je puisse entendre à nouveau de si belles paroles de ta part, mon chéri.
    — C’est sincère ou c’est railleur ?
    — À ton avis, mon doudou ?
    
    C’est alors que le petit machin intervient :
    
    — Je suis pour à mille pour cent ! Je viens quand chez vous avec Maeva ?
    
    Un grand sourire narquois se dessine sur mes lèvres quand je me tourne à nouveau vers ma femme un peu surprise de la réaction spontanée du petit coq :
    
    — Ma chérie, à toi de te sortir de la nasse.
    
    Ma femme affiche un sourire crispé. Se tournant vers moi, le moustachu demande ingénument :
    
    — C’est quoi une nasse ?
    — Tu ne sais pas ce que c’est ?
    — Ben, non…
    
    Tel un ...
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