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Stupeur et Volupté
Datte: 04/10/2026, Catégories: #lesbienne, ff, fplusag, Collègues / Travail BDSM / Fétichisme massage, caresses, Oral Auteur: Yuri Plume, Source: Revebebe
Je pousse la lourde porte cochère, traverse la cour de cet hôtel particulier haussmannien et emprunte l’ascenseur au charme suranné. Après avoir tapé une série de chiffres sur le digicode, je pénètre dans le seul appartement du cinquième étage. C’est un spacieux six pièces, reconverti en espace professionnel, où flotte une vague odeur de cire et de paperasse bien rangée. Je gagne mon bureau, allume l’ordinateur et les trois moniteurs, puis suspends mon trois-quarts, mon bonnet, mon écharpe et mon sac à main au porte-manteau. Comme chaque matin, je me dirige vers celui de Céline, ma collègue. Elle arrive souvent une vingtaine de minutes avant moi, aux alentours de six heures et demie. Je passe ma tête par l’entrebâillement de sa porte. Elle mordille le capuchon de son stylo, concentrée sur ses écrans. C’est une ravissante femme, au début de la trentaine, très gentille et toujours de bonne humeur. À la sortie de mon BTS comptable, c’est elle qui m’a reçue pour mon entretien d’embauche. Elle m’a aussi formée au métier d’aide-expert-comptable. — Bonjour Céline ! Tu vas bien ? lui demandé-je tout en m’avançant dans son bureau afin d’embrasser ses joues. — Ah Léa, bonjour. Je vais bien, et toi ? — Ça va, ça va. Pas trop froid ce matin ? — J’ai encore dû gratter le pare-brise de ma voiture. Vivement l’été, ajoute-t-elle toute guillerette. Elle habite une jolie villa dans les Hauts-de-Seine, à l’orée du parc de Sceaux. Pour ma part, je réside dans le quartier de la ...
... Chapelle. Lorsque je suis montée à Paris, après mes études, c’est le seul appartement assez abordable et potable que j’ai visité. Je recherche actuellement un logement un peu plus grand que ce studio de seize mètres carrés. — Je vais dire bonjour au patron. — Il ne viendra pas aujourd’hui, m’informe-t-elle. — Ah bon ? — Son compagnon m’a envoyé un texto samedi pour m’avertir qu’il avait la grippe. Il va donc se reposer. Nous nous regardons un bref instant avant d’éclater de rire. — Se reposer ! Tu plaisantes là ? — Enfin, façon de parler. Notre patron, Monsieur Nicolas Bertrand, est un bourreau de travail. Il a fondé seul son cabinet d’expert-comptable, Bertrand Finance, il y a une dizaine d’années. Cette boîte s’occupe essentiellement des TPE, comme les boulangeries, les cafés… Nous sommes une équipe de trois, lui compris. Céline et moi travaillons de quarante à quarante-cinq heures par semaine. Quant à notre boss, c’est rarement moins de cinquante. Je perçois un bon salaire, ainsi que de généreuses primes indexées sur le chiffre d’affaires trimestriel. De quoi mettre un peu de côté sans me priver, afin de m’acheter, d’ici quelques années, un logement à crédit au lieu de le louer. — Je vais prendre un café. Tu en veux un ? — Bien sûr ! acquiescé-je. Je lui emboîte le pas. Fidèle à son habitude, elle s’efface pour me laisser sortir la première. Nous traversons un vaste salon décoré avec soin, au sol couvert d’une épaisse moquette moelleuse. Nous entrons ...