1. Mamie Gisèle


    Datte: 02/10/2026, Catégories: #nonérotique, #romantisme, #confession, #couple, fh, vacances, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe

    ... souviens plus très bien, mais il me semble que c’est mon mari qui avait suggéré que je lui donne quelques cours pour que Bryan se débrouille moins mal dans notre langue.
    
    Nous avons donc passé bien des heures sur le vocabulaire, la lecture aussi et évidemment l’écriture, et je dois avouer que ça nous a rapprochés. Je me suis souvent demandé si… Camille n’avait pas voulu m’éprouver en me confiant une tâche quasi insurmontable. Enfin, mon élève particulier était rempli de bonne volonté, bien que son accent rocailleux ne se soit jamais totalement volatilisé. Certains mots prononcés par lui me faisaient rire et, un jour que mon mari était pris par ses affaires, loin de la maison, nous nous trouvions dans le petit salon… ici même donc ! Quand la main de Bryan avait-elle frôlé la mienne si délicatement que j’ai cru que c’était involontaire ? Je ne garde de cet après-midi-là qu’un souvenir épanoui. Jamais je n’avais retiré mes doigts et, lorsque ceux de notre hôte avaient de nouveau frôlé les miens, mon visage reflétait l’incompréhension.
    
    Là, dans les grands yeux bruns de l’Australien, il y avait une flamme que je n’avais jamais vue ailleurs que dans les prunelles de mon Camille. Quand s’était-il levé cet homme pour me prendre par les épaules ? J’étais comme dans un brouillard, un rêve un peu flou. Puis ses lèvres se posaient délicieusement sur ma nuque alors que ma tête basculait simplement. Un immense fourmillement s’emparait alors de mon corps tout entier. Et… mon Dieu, ...
    ... les choses s’étaient alors accélérées d’une manière tout à fait démentielle. Des caresses sur mes joues, qui devaient être d’un rouge intense. Pas un mot ne franchissait plus ma gorge serrée par l’émotion. Bien sûr que Bryan s’était senti encouragé et… de ma nuque, la distance avec mes lèvres n’était pas si grande.
    
    Pas insurmontable en tout cas, puisque quelques secondes plus tard, tremblante, mais conquise, pour la première fois de mon existence, un autre homme que mon mari m’embrassait. Un vrai baiser d’amour, pas un de ces petits bisous qui se volent entre gens pressés, non ! Lui avait pris le temps de me laisser savourer, de m’envoûter. Trop sans doute pour que la suite logique, je ne la lui refuse pas. C’est bien ce jour-là que j’ai, quelque part, rendu à Camille la monnaie de sa pièce avec intérêts, pour ses infidélités. Oui… voyez-vous, sur un autre sofa, bien sûr, un amant m’a fait l’amour. J’ai aimé cela au point d’avoir quelques hésitations, et surtout de telles palpitations que j’ai cru longtemps ne pas pouvoir les cacher à ce mari qui ne paraissait pas voir.
    
    Bryan et moi avons fait ensuite, tous les jours, partout dans cette maison, l’amour dès que Camille nous quittait pour ses affaires. Et un choix cornélien s’était alors imposé à moi, au bout du séjour de l’invité de mon mari. Mon amant insistait beaucoup pour que nous allions ensemble explorer son immense pays, mais il y avait aussi Camille et notre vie… et surtout… la maman de France qui a sûrement fait ...