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Mamie Gisèle
Datte: 02/10/2026, Catégories: #nonérotique, #romantisme, #confession, #couple, fh, vacances, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... Ce jour-là, nous n’avions pas classe. Pourquoi Camille ? Je n’en sais toujours rien alors que je suis au bout de ma vie. Enfin presque… je n’ai pas l’intention de lâcher la rampe tout de suite. Je ne saurais expliquer l’emballement de mon cœur devant ce garçon… et nous n’étions pas du même monde. Ses parents étaient aisés, pour ne pas dire riches. Les miens, de simples ouvriers. Si lui ne s’est pas attardé à ce détail, pendant très longtemps, sa mère m’a fait sentir, là je cite ses mots qui m’ont longtemps poursuivie, « ma basse extraction » ! Il m’a fallu du courage pour l’affronter, pour m’y opposer aussi et puis, avec le temps, elle a fini par accepter non pas moi, mais le choix de son fils. C’est ça… le choix de Camille ! Là, je vous parle d’une autre époque… celle de ces femmes qui lavaient encore le linge au lavoir communal, ou qui faisait bouillir les lessives de blanc dans des lessiveuses. Combien sont-elles celles qui s’en souviennent de ces énormes récipients de fer blanc avec un champignon dans leur centre ? Oui… les femmes qui se plaignent de nos jours n’ont sans doute pas connu non plus les jours de règles difficiles où nous n’avions pour toute protection que des serviettes de tissu. Alors ? Eh bien, pour nous en resservir, il fallait bien les laver ! Et Dieu bénisse l’inventeur de la machine à laver, bien des femmes devraient lui dresser une statue ! Plus important sans doute que le petit pas de l’homme sur la lune, un grand pas pour la gent féminine, ...
... ça, je peux vous l’assurer. Oui ! Camille et moi avons tout vécu à deux. De la vie modeste de nos débuts, à la joie d’avoir un peu d’argent et puis… plus de richesse. Mais surtout un immense bonheur d’avoir eu la mère de cette France qui me donne tellement de joie dans la vie. Oui… mais de longues années aux côtés d’un seul homme, ce n’est pas toujours un long fleuve sans méandre. Et de son côté, quelques coups de canifs dans le contrat de mariage ne l’ont jamais pourtant éloigné de moi. Nous avons connu de beaux jours, d’autres moins joyeux. Et Camille a fermé les yeux, où n’a jamais su peut-être une histoire qui aurait pu nous déchirer. Un autre homme a sans doute compté autant que lui, mais le courage de tout abandonner derrière moi, celui-là m’a manqué à l’ultime seconde. Je devais avoir quoi ? Vingt-huit ou vingt-neuf ans lorsque Bryan, un homme un peu effacé, est entré dans notre vie. Oh ! Pas très longtemps, juste quelques mois, un entrepreneur australien venu de Melbourne. Il était en affaires avec mon Camille et rien ne pouvait laisser présager ce qui s’est passé entre lui et moi. Il n’avait rien d’un Apollon ou d’un dragueur, de ceux que l’on imagine en tout cas. Non ! Il a passé environ quatre semaines chez nous, ici, dans cette maison. Mais à cette époque, tout était différent. Il avait une chambre dans l’aile gauche de la demeure, bien séparée de nos appartements. Il prenait ses repas en notre compagnie et son français laissait à désirer. Alors, je ne me ...