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Imbroglio
Datte: 29/09/2026, Catégories: #policier, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe
... tirerait vraiment, dit Bakary à Moussa. Il s’exprimait aussi calmement que lorsqu’il vantait, quelques instants avant, les tortures que pratiquaient ses patrons. — Nous ne vous lâchons plus, ajouta-t-il. Nous sommes sorties et Renata me dit qu’elle était terrorisée. Je manœuvrais pour sortir l’Audi du parking, et les deux monstres étaient déjà dans leur pick-up. — Tout se passe comme prévu, dis-je à Renata. Elle me fit oui du menton, ce qui mit en évidence la jolie fossette que j’aimais tant. Elle dit : — C’est vrai ce qu’ils racontent sur Meier et Honegger ? Qu’ils aiment torturer ? — C’est de la guerre psychologique. C’est certainement exagéré, mais il doit y avoir du vrai là-dedans. — C’est… C’est abominable. Nous quittions Honfleur. Le pick-up nous suivait conformément au plan et j’allais de plus en plus vite. Nous allions sur la route vers Paris, je connaissais mon itinéraire par cœur. Tout était fait pour les leurrer. C’est leur propre suffisance qui allait les perdre. Ils se sentaient très certainement sûrs d’eux dans leur énorme pick-up. Comme nous étions sur la route de Paris, ils devaient se délecter, parce que dans leur esprit, nous étions en train de fuir. Après Fiquefleur et sa jolie église, une petite route mène vers Geneville et Beuzeville. Je pris donc cette petite route à cent soixante, juste pour conforter dans les cervelles des deux imbéciles l’idée suivante, nous avions peur et nous voulions fuir. La route était étroite et à ...
... cette vitesse, les haies défilaient de chaque côté. Renata restait figée, mais ne disait rien. Seize heures au tableau de bord de l’Audi. Nous étions légèrement en retard pour notre rendez-vous avec Nelle. Nous avons passé Manneville, à une allure plus raisonnable. Dans le rétroviseur, je vis que le pick-up envisageait de nous doubler. J’accélérais à nouveau. Un peu plus loin, il y a un hameau appelé La Roche. Je freinais au dernier moment et pris une route encore plus petite qui montait dans le bocage. Derrière, le pick-up tortilla du cul, rata le croisement, recula. Je ralentis suffisamment pour leur permettre de nous rattraper. En croisant une Twingo à plus de cent quarante, je craignis un instant que le pick-up ne percutât celle-ci à cause de sa taille et de l’étroitesse de la route. Il passa juste et le conducteur de la Twingo devait avoir une crise de nerfs maintenant. Nouveau carrefour, j’ai pris à gauche et accélérais à nouveau. L’Audi s’inscrivit admirablement dans la courbe. Le pick-up, parfait pour le tout-terrain, mais moins à l’aise sur le bitume, eut plus de soucis, mais enfin, y parvint. J’accélérais encore, distançant les méchants. C’était une toute petite route où deux véhicules ne pouvaient pas se croiser. Elle était droite et plate pendant un kilomètre, puis il y avait une montée, assez raide. Je klaxonnais avant d’attaquer la montée et j’avais collé à nos suiveurs environ trois cents mètres dans le nez. Après les montées, généralement, on redescend. Nous ...