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Les aventures extraordinaires d'une jeune vierge innocente
Datte: 28/09/2026, Catégories: Humour #aventure, grp, religion, forêt, Masturbation Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... on fait quoi maintenant ? demande la femme assise sur le visage du mort. — Eh bien… Mesdames, murmure Isabelle troublée par autant de violence, je propose qu’on prenne un peu l’air et pourquoi pas qu’on parte à la campagne. Je crois que l’air de la ville va bientôt être néfaste à notre santé. — Qu’est-ce qu’elle dit ? demande une idiote à grandes dents. — On se barre et on la suit, résume Angela. Et c’est ainsi que les citadins médusés voient en cette fin d’après-midi une horde sauvage de quarante-et-une prostituées, dont une est vierge, mais ils ne le savent pas, traverser les principales artères de la ville jusqu’à atteindre les remparts sans rencontrer le moindre gendarme, car au palais de William qu’on appelle ici Le Beau Bocson, il n’y a plus personne pour donner l’alerte. La troupe joyeuse s’égaye dans la campagne environnante, ivre de liberté. On rit, on chante, on se plaint que cette excursion manque d’alcool, on hume les fleurs, on se plaint du mal aux pieds, on se plaint de plus en plus de cette putain de route qui n’en finit pas. — Ma on va où, bordel ? demande Maria la blonde en haut, mais pas en bas. Perque cé lé trou dou cul del monde, ici. Il faut dire que ces dames, pour la plupart, ont des talons de vingt centimètres et que, c’est vrai, la route est longue, surtout quand on ne sait pas où on va et que le soir arrive. Isabelle cherche une réponse qui évite de fâcher toutes ces femmes dangereuses, elle regarde à droite et à gauche et, Oh ...
... Chance ! elle aperçoit un manoir isolé, bien entretenu, au milieu d’un petit parc, là, tout près. — Chères amies, dit-elle en se retournant vers sa troupe, voici une belle demeure pour nous héberger cette nuit. Nous allons demander l’hospitalité, mais je vous en prie, tenez-vous bien pour qu’on nous accepte et surtout, pas de violence ! — Pour qui elle se prend, celle-là ? maugrée une déménageuse, mais ses collègues la font taire. — La petite a raison, disent-elles. Avance, grosse vache ! Une délégation est constituée. On envoie pour sonner à la porte les quelques filles qui présentent le mieux. Isabelle, avec sa robe de princesse, en est évidemment. On lui adjoint Georgia, la petite moustachue, car son peignoir de soie est plutôt bourgeois si elle daigne le fermer convenablement, ce qui est rare et Ivana, une dame d’un âge à l’air sérieux avec ses lunettes sur le nez. Elle plaît beaucoup aux très jeunes gens, paraît-il. Après avoir sonné, elles attendent un long moment devant une lourde porte de chêne, tandis que le reste de la troupe patiente dans un petit bois le long du mur de clôture. — C’est quoi ça ? Elle a honte de nous, la princesse ? beugle la déménageuse. — Chut ! répondent les autres. Un majordome en livrée finit par venir ouvrir. — Mesdames ? dit-il. — Est-ce que le propriétaire est là ? demande poliment Ivana. Nous sommes de pauvres femmes en détresse et nous demandons l’hospitalité. — Je vais prévenir Monsieur. Mais je peux vous rassurer. ...