1. Bicéphalité


    Datte: 21/09/2026, Catégories: #historique, fh, jeunes, caresses, Oral fsodo, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... pensionnats. Nous avons eu la chance qu’il n’en soit pas ainsi pour nous. Vous vous plaignez souvent de votre père, mais il n’a pas eu ce défaut.
    — C’est vrai…
    
    Je demande à ma voisine de voyage :
    
    — Au fait, j’ai toujours oublié de vous le demander : qu’a-t-il dit quand il a su qu’on voulait vous marier à ce vieillard ?
    — J’ai bien vu qu’il n’était pas très content, il a essayé de contrer, mais comme l’ordre venait d’en haut… Mais quand il a su que vous avez fait échouer le projet, il s’en est ouvertement réjoui.
    — Je sais : il est carrément venu me féliciter !
    
    Elle s’étonne :
    
    — Ah bon ? Et pourquoi personne ne me l’a dit ? Ni vous ni mon père ?
    — Personnellement, je croyais qu’il vous en avait parlé.
    — Eh bien… sachez que non… Ma mère aussi semblait soulagée.
    — Je la comprends parfaitement.
    
    Dehors, les arbres défilent. C’est curieux, cette inversion des faits : c’est nous qui bougeons, mais nous avons l’impression d’être immobile et que c’est le paysage qui se déplace. Une idée étrange germe en moi, une histoire de relativité…
    
    Je chasse cette idée saugrenue. Bien que ma voisine ne me demande rien, j’explique mon état d’esprit ce fameux jour où j’ai su qu’on souhaitait la marier :
    
    — Voyez-vous, Anne-Jeanne, quand j’ai appris que ma mère voulait vous marier, je me suis dit que je pouvais accepter de vous perdre si vous épousiez quelqu’un de bien, mais certainement pas avec un barbon décati !
    — Je comprends… mais le ton de votre voix m’indique que ...
    ... vous n’avez pas fini votre propos.
    — Quand je vous parlais d’osmose, Anne-Jeanne…
    
    Elle devient plus grave :
    
    — Je vous écoute, Jean-Gatien…
    — C’est ce que je me suis dit sur le moment. De toute façon, ma vie ne m’appartient pas en tant que Prince et frère du Roi. Mais avec le recul…
    — Oui ?
    — Avec le recul, je ne veux pas que vous soyez à un autre… Voilà, c’est dit…
    
    Anne-Jeanne ne répond rien, elle me regarde fixement, malgré les chaos du chemin. De mon côté, je ne sais plus quoi dire ni quoi penser. Est-ce que je me suis trop avancé ? Je l’ignore, c’est bien l’une des premières fois de ma vie que je me sens démuni.
    
    De plus, l’intérieur d’un carrosse qui roule sur des routes pleines d’ornières et de bosses n’est sans doute pas le meilleur endroit pour certaines confidences. En revanche, j’ai sous les yeux la vision agréable d’une poitrine qui oscille sous la moindre vibration. La mode féminine dévoile plutôt bien les appas, et nous, les hommes, aurions tort de ne pas en profiter visuellement.
    
    Ma vision concernant ma voisine a changé. Il n’y a pas si longtemps, je ne voyais en elle qu’une sorte de sœur, une amie d’enfance avec qui j’ai partagé bien des jeux innocents.
    
    Je suis tiré de mes cogitations par la voix de ma voisine :
    
    — Oui, c’est dit… il vous aura fallu du temps…
    — Comment ça, du temps ?
    — Figurez-vous que je m’en doutais depuis un certain temps…
    
    Regardant devant moi dans le vague, je lâche une vérité fort banale :
    
    — Les femmes sont plus ...
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