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fin de match , sacré surprise
Datte: 12/09/2026, Catégories: Partouze / Groupe Auteur: Omarrrr, Source: Hds
Assise à ma table, j’écoute discrètement la conversation des deux hommes installés à côté de moi. Visiblement, le premier ne digère pas que Bègles-Bordeaux se soit fait battre cet après-midi à la Défense Arena par le Racing 92, alors qu’au match d’avant, à Bordeaux, l’UBB avait largement dominé un piètre Racing. Battus 45 à 27 et ayant encaissé pas moins de six essais, je comprends que ce supporter soit un peu vert, d’autant plus que son ami, visiblement supporter du Racing, prend un grand plaisir à le chambrer. Vous vous demandez peut-être, mais qu’est-ce qu’elle y connaît, au rugby, cette blonde qui n’a jamais dû tenir un ballon ovale entre ses mains. Eh ! vous avez bien tort ! J’ai été mariée pendant vingt et un ans avec un fan absolu du jeu à XV et, si j’avoue qu’au début j’ai été traînée un peu contre ma volonté aux matchs du samedi ou du dimanche après-midi, j’ai appris à vraiment apprécier ce sport jusqu’à être le genre de fan (fane, au féminin ?) qui suit son équipe favorite, le Stade-Français, pour moi, malheureusement vu leurs performances ces dernières années et, bien sûr, l’équipe de France, en déplacement un peu partout. Et si Jérôme et moi, on s’est séparés, il y a cinq ans, j’ai gardé une réelle affection pour ces pubs qui émaillent la courte rue Princesse dans le sixième arrondissement de Paris et j’y viens fréquemment, après les matchs pour ressentir à nouveau l’exaltation des troisièmes mi-temps. Mes pubs favoris, le Little Temple Bar, le ...
... regretté Flanker Bar, et surtout, celui où je suis assise en ce moment, l’Eden Park Pub. Bon, j’avoue y venir aussi pour, peut-être, y rencontrer un homme qui saura apprécier ma jolie cinquantaine (je me maintiens en pleine forme !) et voudra terminer la soirée avec moi de manière plus… « rapprochée ». Mariée à vingt-cinq ans avec celui qui avait été mon seulement troisième amant, puis fidèle jusqu’à mon divorce à quarante-six ans, j’avoue avoir depuis que je suis libre rattrapé un peu mon retard en matière de relations avec les hommes, et j’ai un faible pour les fans de mon sport préféré. Voilà pourquoi, ce samedi soir de mars, je suis attablée devant une planche mixte patanegra / fromage et un Mojito Basilic. Et j’écoute mes deux voisins. Il faut dire que si le supporter du Racing a l’air sympa, mais sans plus, pas très grand, mais râblé, et les épaules bien larges, celui qui pleure sur la défaite de son équipe m’a tapé dans l’œil : grand (je dirais 1,85 m), baraqué, les yeux bleus qui ressortent sur son visage bronzé, les cheveux poivre et sel ; il est tout à fait conforme à mes goûts. Je pense qu’ils ont tous les deux une petite cinquantaine, mais qu’ils doivent s’entretenir, parce qu’ils n’ont rien d’avachi. J’en suis à me demander comment je vais pouvoir les aborder, quand le hasard qui fait parfois bien les choses, amène mon supporter bordelais à bousculer mon verre. Heureusement, le monsieur a de vrais réflexes, et il rattrape mon verre avant qu’il ne tombe, mais ...