1. Droit de passage


    Datte: 12/09/2026, Catégories: #chronique, #nonérotique, #aventure, #fantastique, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    ... l’œil.
    
    Les sept mers recouvraient environ 70 % de la surface de la Terre et séparaient les six continents.
    
    La grande mer Pacifica se situait entre l’Orient et le nord du Nouveau Continent. Difficile d’accès pour les navires de l’Occident, c’était une mer assez peu usitée, car la Nipponie ne cherchait aucunement à coloniser d’autres terres. Les navires lusitaniens qui faisaient commerce avec l’Empire nippon étaient les rares navires marchands que l’on pouvait croiser.
    
    La grande mer Intérieure séparait le continent occidental du Nouveau Continent, le trafic maritime dans cet océan était dense entre les navires des cinq grandes puissances et ceux des corsaires et autres pirates.
    
    Tout au nord, se trouvait le grand océan Banquise. Depuis qu’on y avait trouvé des gisements de ce qu’on appelait « l’or noir » – un liquide épais qui, à terme, permettrait une alternative au charbon avec des propriétés plus attrayantes – les îles qui s’y trouvaient étaient de plus en plus convoitées.
    
    À l’extrême Sud, la mer Glaciale était complètement inexploitée par les hommes et servait de refuge à de nombreux mammifères. Parfois, quelques bateaux-pêcheurs téméraires se risquaient à la chasse à la baleine. Cependant, les dangers d’une telle pêche étaient tels que de moins en moins de navires s’y aventuraient.
    
    On pouvait représenter la mer d’Orient comme un vaste triangle. Trois continents la bordaient, l’Empire Cathay au nord-ouest, le continent vide, encore appelé le Continent « ...
    ... Aussie » au sud-est et le continent noir à l’ouest. Y croiser des navires était fort peu probable, sinon quelques rares bâtiments lusitaniens qui passaient pour rejoindre la Nipponie.
    
    La mer Australe, située au sud de la mer intérieure qui borde le vaste continent noir, était le territoire des sirènes et autres mythes marins. Il était dangereux d’y voguer, mais elle restait un passage obligatoire pour quiconque voulait atteindre la mer Pacifica par le sud.
    
    Enfin, la septième mer était la tristement célèbre mer du brouillard éternel, cachée par la barrière des brumes perpétuelles. Elle se trouvait aux abords nord du Nouveau Continent, juste en dessous de la mer Banquise. Les géographes étaient formels : passées les brumes, il y avait une terre et il devait certainement y avoir de la vie, mais aucun explorateur n’était jamais revenu témoigner de ces recherches. Les dirigeables n’avaient pas encore assez d’autonomie pour atteindre cette mer et ainsi vérifier les suppositions. Hexagone avait un projet en cours et bientôt toutes les réponses pourraient être fournies. En effet, les Hexagons construisaient le plus grand navire n’ayant jamais vogué, un bâtiment avec une gigantesque plateforme en son milieu afin de faire décoller puis se poser un dirigeable scientifique.
    
    Murèna, la principale île des pirates, se trouvait dans la mer Pacifica. Pour l’atteindre, il n’y avait que deux itinéraires possibles.
    
    La première voie était de contourner le Nouveau Continent et de le ...
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