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« Clémence » (9) : la souricière.
Datte: 30/08/2026, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds
... lui fit un chignon, adapté au port du caftan, lui expliqua-t-elle. Et enfin, dans l’après-midi, il y eut une longue séance de maquillage. La maquilleuse fit en sorte de rendre le regard de Clémence beaucoup plus captivant, en misant sur la forme ovale des yeux. Elle intensifia le regard, en travaillant les cils et les paupières avec du khôl. Clémence était totalement transformée, devenant une beauté orientale. Zakaria, contrairement à ses habitudes, fut à l’heure. Clémence chercha de sa part un geste de tendresse. Il la repoussa sans ménagement : - Tu es folle ? Même si j’avoue que tu me fais bander, il n’est pas question d’abîmer ton maquillage ! Le patron me tuerait ! - Tu peux quand même me dire où nous allons ? - Tu le verras bien. Nous allons chez ton maître ! - Mon maître, c’est toi, Zakaria. Je suis à toi, désormais. - Je suis ton mâle. Mais c’est à LUI que tu appartiens désormais. - Zakaria, j’ai promis de t’obéir. Mais à la condition que tu continues à me donner du plaisir. - C’est LUI qui décidera ! Clémence n’osa pas en demander davantage, pour savoir qui était ce mystérieux « LUI » et dans quel guêpier elle était en train de se fourrer, d’autant que personne n’était au courant de cette soirée. Zakaria avait exigé qu’elle n’en parle à personne. La Mercedes noire classe A dans laquelle prirent place Clémence et Zakaria se dirigea vers le Nord-est, à la périphérie chic de Rabat. Zakaria était distant et silencieux. Il avait rempli ...
... son contrat envers son protecteur, en lui livrant sa proie. Le petit voyou était un prédateur. Il avait bien profité de la femme du diplomate. Il pensait déjà à d’autres proies. Aussi repoussa-t-il la main de Clémence lorsqu’elle la posa sur son pantalon, impatiente de constater son désir pour elle. De même il refusa qu’elle posât sa tête sur son épaule. Compte tenu de ses escapades avec Fatima, Clémence connaissait bien désormais la capitale marocaine et sa périphérie. Elle comprit que le véhicule se dirigeait vers Bettana, une banlieue chic de Rabat. Ils étaient arrivés dans une luxueuse villa, au bout d’une impasse. Le portail se referma derrière la voiture. Il y avait un vaste jardin et des hauts murs. Clémence eut un frisson. Nul ne savait où elle était. Comment pourrait-elle sortir d’ici ? Elle eut comme un vertige, car, comme une idiote, elle avait fait totalement confiance en Zakaria. À son arrivée, elle fut conduite dans une vaste chambre, à l’étage, où une équipe de domestiques la saluèrent et lui dirent que, désormais, c’était sa chambre. Stupéfaite, paralysée par le piège qui se refermait sur elle, Clémence fut d’abord passive. Ils lui enlevèrent ses vêtements, pour lui faire porter le caftan qu’elle avait essayé le matin, ainsi que les escarpins noirs. Ce caftan translucide, sous lequel elle était nue, était parfaitement indécent. Les domestiques l’accompagnèrent au rez-de-chaussée, dans un grand salon, où se trouvaient une dizaine d’hommes. Elle ...