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Pale blue eyes
Datte: 27/08/2026, Catégories: #biographie, #historique, #roadmovie, #coupdefoudre, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... ici et je n’ai pas d’argent et j’ai déjà passé une nuit à l’hôtel et c’était très cher et je ne sais même pas où je vais dormir ce soir. — Oh, oh, je dis, pas de ça, bébé, c’est juste le premier jour de ta nouvelle vie, tu vois. Fais-moi confiance. Tu vas venir chez moi, il n’y a pas de problème pour que je t’héberge et demain sera un autre jour. D’accord ? Je glisse une petite pilule mauve entre ses lèvres pâles qu’elle avale avec ses larmes. Cela va égaliser son humeur. Nous marchons jusqu’à mon petit studio, mon bras toujours autour de ses épaules. Je porte en permanence des lunettes noires pour imiter Louis, aussi je ne saurais pas vous dire s’il fait jour ou s’il fait nuit bien que je me rappelle de chaque seconde de ce trajet dans Brooklyn. Dans mon misérable appart sous les toits, on écoute des cassettes. Je lui fais découvrir les Animals, les Troggs et le MC5, des jeunes de Détroit qui travaillent dans l’automobile et qui ont le son de l’usine. Elle regarde autour d’elle d’un air effrayé, une fesse posée sur le bord de mon lit tandis que je parle en continu pour essayer de l’étourdir. À un moment, elle me demande si je veux qu’elle fasse un peu de ménage. Je me rends compte alors de l’état de la pièce. Il y a de la vaisselle sale plein l’évier, des bouteilles vides, des slips et des chaussettes qui traînent un peu partout. Je lui interdis de faire quoi que ce soit et je me mets à améliorer la situation avec frénésie après avoir glissé une cassette des ...
... Stones dans le lecteur. Mais les choses empirent dans l’instant qui suit, car elle se rend compte qu’il n’y a pas de chambre, donc que je n’ai qu’un seul lit. Elle recommence à pleurer et m’avoue qu’elle n’est pas une pute, qu’elle est vierge et qu’elle ne veut pas coucher avec moi. — Pas de problème, je lui dis. Je coucherai sur le tapis, j’ai l’habitude. Elle ne bouge pas de sa position, à moitié assise sur le bord du lit et elle sursaute quand je choque une assiette contre un verre. Je remplace le rock qui l’angoisse, je le vois bien, par Ornette Coleman et je lui explique que Louis et moi sommes fans de ce saxophoniste de jazz. J’éteins l’ampoule qui pend du plafond et allume une petite lampe à côté du lit. Je lui prescris une petite pilule jaune et elle l’accepte comme une enfant sage. Je m’allonge à côté d’elle et m’attarde sur ses yeux bleu pâle*, le temps que la pilule fasse effet. Les petites jaunes sont rares et chères, mais je ne la regrette pas. Je vois les pupilles de ma petite blonde qui commencent à se dilater, elle me remercie mille fois et tente de me sourire. Quand je pose une main sur sa cuisse, elle frissonne, mais ne proteste pas. — Bébé, tu me rends juste dingue*, je lui murmure à l’oreille. Elle se laisse déshabiller gentiment. Je n’ai jamais eu une telle merveille entre les mains. Ses seins sont des cônes parfaits qui défient la pesanteur et sa touffe blonde est fraîche comme un printemps. — Oh ! oh ! gémit-elle quand je la prends. J’ai ...