1. THAÏLANDE – BANGKOK (suite)


    Datte: 13/08/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Miss_Sexcret, Source: Hds

    ... cérémonie. Ou une prêtresse qui savait exactement ce qu’elle était venue faire de moi.
    
    Nous quittâmes l’hôtel un peu avant dix heures. Le soleil frappait déjà la chaussée. L’air sentait le bitume tiède, le lait de coco chaud, la lessive. Nim marchait à mes côtés, droite, souple, dans sa tenue traditionnelle, comme un pont entre deux mondes : celui des rituels anciens, et celui où elle m’emmenait.
    
    Elle n’avait rien d’une touriste. Rien d’une accompagnatrice non plus. Elle avançait avec la légèreté d’une femme qui sait où elle va — et pourquoi elle veut y amener l’autre.
    
    — On va commencer par le marché de Pak Khlong Talad, dit-elle en glissant sa main dans la mienne. Pas pour acheter. Pour respirer.
    
    Je la suivis sans discuter.
    
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    Le marché était vivant mais calme. Rien à voir avec les bazars criards du centre. Ici, des femmes aux tabliers roses réarrangeaient des gerbes de jasmin, des brassées de lotus blancs, des fleurs d’oranger, de roses tropicales, de frangipaniers.
    
    Tout sentait la fraîcheur, l’eau, la vie.
    
    Nim s’arrêta devant un étal. Elle leva un petit sachet tressé, en tissu léger, fermé par un nœud de raphia.
    
    — Tu veux sentir ?
    
    Je m’approchai. Elle ouvrit doucement le nœud. Une bouffée de baie de kaffir, de gingembre et de menthe verte s’échappa. Je fermai les yeux. J’avais l’impression qu’on m’ouvrait le front.
    
    — Ce sont des sachets pour les bains rituels. On les chauffe. On les presse. Tu verras. C’est très bon sur la peau… et entre ...
    ... les cuisses.
    
    Je rouvris les yeux. Son regard était calme. Mais sa bouche souriait légèrement.
    
    Je me tus. Elle paya. Glissa le sachet dans son sac.
    
    — Ensuite, on monte sur le fleuve.
    
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    Un petit bateau long-tail, réservé pour deux, attendait à un embarcadère en bois. Il faisait chaud, mais le vent du fleuve rafraîchissait. L’eau était brune, soulevée de rides brillantes. Les temples dorés et les maisons sur pilotis glissaient autour de nous.
    
    Nim était assise près de moi. Elle avait retiré ses sandales. Elle croisa les jambes, et son sarong se releva légèrement, révélant la peau mate de sa cuisse, tendue et lisse. Elle ne disait rien. Je la regardai. Elle le savait. Elle posa sa main sur ma nuque, caressa lentement les petits cheveux mouillés de ma nuque.
    
    — Tu te laisses faire aujourd’hui ? demanda-t-elle.
    
    Je hochai la tête, muette.
    
    — Bien. Alors on s’arrête au prochain ponton. Il y a un lieu caché. Une maison de thé et de bain. Très intime. Très privé.
    
    — Pour boire du thé ? murmurai-je.
    
    — D’abord, oui. Puis pour que je t’y dévête lentement, t’asperge, te masse… et te fasse découvrir comment on adore une femme, quand on a appris à tout regarder.
    
    Je ne répondis pas. Je la regardais, le ventre tendu, les cuisses déjà moites.
    
    Le bateau accéléra un peu. Le fleuve s’élargit.
    
    Et moi, je savais que le vrai voyage commençait à peine.
    
    Le bateau accosta au bout d’un ponton privé, presque caché derrière un rideau de bambous. Une petite allée ...
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