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Even closer
Datte: 12/08/2026, Catégories: init, fh, ff, ffh, amour, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... suis raide dingue de toi. Je… je t’aime, Sidonie. Je t’aime ! Ouh-là-là ! Je ferme les yeux. J’ai besoin d’assimiler la situation. Merde, dans notre plan, Axel ne jouait qu’un rôle d’initiateur pour moi et de déflorateur pour Maggie. Un coup, double, et point barre : merci Monsieur, ciao bye-bye,arriveder… chaud ! Bon, honnêtement, il n’y a rien qui m’étonne vraiment dans ce qu’il vient de dire, je le savais, plus ou moins. Non, ce qui me sidère, c’est le moment choisi. Il aime vivre dangereusement, le gars, car je pourrais bien lui rire au nez, le planter là et il se la met sous le bras sa bistouquette ! Ou alors, lui mettre les points sur les i, genre : « Holà, t’arrêtes les roucoulades, moi, je veux juste baiser ». Pas sûr que ce cas de figure soit très agréable pour lui… s’il est réellement amoureux de moi. Ou alors… Hé merde, c’était pas prévu, ça ! En même temps, je ne peux pas nier, me nier, qu’il s’est passé quelque chose depuis ce matin, quelque chose d’inattendu qui vient de m’exploser à la tronche et que mon désir, que mon attente sexuelle n’explique pas à elle seule les battements affolés de mon cœur ! Parce que merde, il tambourine mon palpitant ! Pas qu’un peu ! Non, là, vraiment, je suis paumée, littéralement perdue ! — Tu peux tourner les talons, Sidonie, je comprendrais. Bon, si tu pouvais éviter de te foutre de moi, j’apprécierais… Tu peux aussi me dire, tais-toi et allons baiser. Je te promets que je ferais mon maximum pour te donner ce que tu veux, ...
... mais bon… Sidonie, je comprends que tu sois abasourdie, que tu sois perdue. Mais… mais Sido, si tu penses qu’il existe rien qu’une infime chance qu’il puisse exister, se construire quelque chose entre nous, tu n’es pas obligée de parler : ouvre les yeux et pose juste un minuscule bisou sur mes lèvres. Il me faut quelques secondes, une éternité sans doute pour lui, mais je finis par les rouvrir, mes yeux : ils sont embués, je le sens bien. Je viens à mon tour poser ma main sur sa joue : — Je ne te promets rien, Axel, je n’sais vraiment pas où j’en suis ! J’aime tes mots d’amour, mais je réalise que… que je n’ai pas envie debaiser avec toi. Mais… que par contre, j’adorerais que tu… que tu mefasses l’amour ! Dans sa chambre, sur son lit, nous avions longuement parcouru la carte du tendre. Explorations patientes, découvertes attentionnées de nos corps, caresses enivrantes. Lorsqu’il s’était aventuré à murmurer un tendre « Je t’aime », j’avais encouragé cette audace par un timide sourire et un clignement complice. Lorsqu’il l’avait répété, approchant mes mains aux doigts écartés vers ma bouche, je lui avais signifié qu’honnêtement, je ne pouvais en dire autant. Pour le moment. Pas à cet instant-là. Il avait parfaitement compris, cligné lui aussi des paupières, posé un instant son index sur mes lèvres et sourit avant de m’embrasser. Quel adorable garçon, qui m’avait ensuite par deux fois au moins conduite aux portes de l’extase, tempérant sagement ensuite mes envolées ! ...