1. Mes colocs – Partie 1


    Datte: 05/08/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Envie de femme, Source: Hds

    ... “Merci pour hier, Youssef. C’était cool. On se refait ça ? — C.”
    
    J’ai gardé ce petit mot longtemps, tu sais. Pas parce que j’étais amoureux, mais parce que c’était la première fois que je me suis senti à ma place depuis que j’étais arrivé ici.
    
    Les jours qui ont suivi, l’ambiance dans la coloc avait changé.
    
    Camille venait souvent me parler, toujours avec ce sourire un peu nerveux, celui qui dit “je sais pas trop pourquoi je viens te parler, mais j’en ai envie.”
    
    Elle s’asseyait parfois à côté de moi sur le canapé, les genoux presque contre les miens, et ça papotait de tout et de rien : la fac, les voisins, les restos du quartier… et un peu de moi aussi.
    
    Un soir, j’étais en train de plier le linge sur la table basse — ouais, le grand romantisme — quand elle est sortie de la douche.
    
    Cheveux encore mouillés, serviette autour du cou, short large et T-shirt qui sentait le savon.
    
    Elle m’a lancé :
    
    — “Tu t’en sors bien, dis donc. T’es plus organisé que nous, c’est pas normal !”
    
    Je lui ai répondu en riant :
    
    — “Quand t’as grandi dans une maison avec quatre sœurs, t’apprends à plier ton linge vite si tu veux pas te faire plier toi-même.”
    
    Elle s’est approchée, un peu trop près pour que ce soit innocent.
    
    — “Tu m’apprendras ?”
    
    J’ai levé les yeux vers elle. Elle me regardait avec ce mélange de malice et d’hésitation.
    
    Un petit silence. Juste assez long pour sentir que quelque chose flottait dans l’air.
    
    Et puis elle a pris une chemise que j’avais ...
    ... repassée, l’a portée à son nez, et a dit :
    
    — “T’as une odeur… rassurante.”
    
    Je te jure, j’ai senti mon cœur faire un bruit que même un aspirateur industriel n’aurait pas couvert.
    
    Elle a posé la chemise, et ses doigts ont effleuré ma main, comme par erreur. Mais ce genre d’erreur, tu sais très bien qu’elle n’en est pas une.
    
    Juste au moment où Camille effleurait ma main, bam — la porte s’ouvre.
    
    Clara débarque, un pot de yaourt à la main et un masque de soin vert fluo sur le visage.
    
    — “Oh pardon, j’interromps ?”
    
    Silence. Moi, planté avec ma chemise. Camille, rouge comme une tomate confite.
    
    Clara plisse les yeux, nous regarde, et lâche :
    
    — “Ah ouais, je vois… nouvelle lessive, nouvelle ambiance.”
    
    Elle s’assoit tranquillement sur le canapé, jambe croisée, et me lance avec un sourire :
    
    — “Tu fais des cours de repassage particuliers, Youssef ? Parce que ma pile à moi commence à devenir une montagne.”
    
    Je réponds en rigolant, un peu nerveux :
    
    — “Je facture à la chemise.”
    
    — “Ah ben parfait, j’paierai en nature.”
    
    Silence gêné numéro deux.
    
    Camille toussote, Clara rigole. Moi, j’ai chaud, mais pas à cause du chauffage.
    
    Elles se mettent toutes les deux à plaisanter, me tournant en dérision, chacune essayant d’avoir le dernier mot.
    
    Et j’me dis là, en les regardant : Youssef, t’as nettoyé des couloirs, des classes, des toilettes… mais là, t’es en train de glisser sur du carrelage social bien plus dangereux.
    
    Clara et Camille s’étaient mises ...