1. Minimum vital


    Datte: 02/08/2026, Catégories: rupture, fh, bain, Oral préservati, pénétratio, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... c’est-à-dire toi et moi.
    — Oui, tu as raison, Laurent…
    
    C’est rare qu’Isa me donne raison. Je pose une à une mes cartes sur la table :
    
    — Je vais être franc, Isa : tu me manques, mais contrairement à ce que tu penses, je sais vivre sans toi. Et je dois reconnaître que ma nouvelle vie est beaucoup plus reposante et calme.
    — Tu es en train de me dire que je suis impossible à vivre, c’est ça ?
    — Impossible, c’est exagéré, mais avoue que tu n’es pas toujours facile à vivre, avec ta manie de considérer que tu as toujours raison, et que tu es la seule à avoir forcément raison. Pose-toi la question pourquoi Valériane et Gaël sont venus dormir plusieurs fois ici.
    
    Je sens qu’elle a envie de répondre quelque chose d’incisif, mais qu’elle se retient. Décidé à vider mon sac, sans trop abuser, je continue :
    
    — Tu t’emballes assez facilement. Exemple ultra récent qui date d’à peine une minute : Internet.
    — Mais c’est quand même les bases de notre civilisation qui sont menacées !!
    — Une fois de plus, tu exagères. C’est juste un nouvel outil, avec du bon et du mauvais. À nous de veiller au grain.
    — Tu as toujours été « je-m’en-foutiste »…
    — C’est du pragmatisme et de la mesure, Isa. Rappelle-toi ce récent fait divers local, un mois avant que je parte : si on t’avait écoutée, on aurait tout de suite lynché le type. Encore heureux qu’on n’ait pas appliqué ta justice, car il était innocent.
    
    Isabelle grimace :
    
    — On en est bien certain ?
    — Tu ne sais même pas admettre ...
    ... quand tu te trompes. Oui, ce type est innocent, il avait un alibi, et le vrai coupable a avoué. Mener des tas de combats est méritoire, Isa, et je t’en félicite, mais tu manques trop souvent de recul. J’adorais cette partie de toi quand nous nous sommes connus, ton petit grain de folie, tes croisades, mais au fur et à mesure des années, le petit grain est devenu caillou puis rocher. Et malgré le fait que j’éprouve toujours des sentiments pour toi, je préfère jeter l’éponge.
    
    Isabelle me regarde fixement :
    
    — Tu éprouves toujours des sentiments pour moi ?
    — C’est ce que j’ai dit, mais j’ai la nette impression que ce n’est pas réciproque.
    
    Les yeux écarquillés, elle s’exclame aussitôt :
    
    — Mais si !!
    — Alors, pourquoi refuses-tu mes câlins, mes propositions de sortie et tout le reste ?
    — Nous n’en sommes plus au début de notre relation, Laurent !
    — Donc pour toi, au bout d’un certain temps, ça devrait se tasser ? Je ne suis pas d’accord, Isa, pas du tout. Si c’est pour ronronner au coin du feu, comme si nous étions des vieilles connaissances, alors je préfère couper court, pour conserver le meilleur.
    
    Ma blonde interlocutrice s’insurge :
    
    — Y pas que le sexe dans la vie !
    — Je te l’accorde, mais je ne te parlais pas que de sexe, mais de câlins, de démonstration de tendresse. Un couple, ça se vit cinquante-cinquante, main dans la main, en regardant dans la même direction choisie à deux. Maintenant, toi, tu veux quoi ?
    — Je veux que tu reviennes, je veux que cette ...
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