1. Bergerie


    Datte: 01/08/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: CDuvert, Source: Hds

    ... montagne, comme s'il en était né. Emma pousse la porte de chêne massif, et une odeur de foin et de bois brûlé nous accueille.
    
    "Entrez", dit-elle. "Vous êtes chez vous."
    
    Mais quand elle prononce ces mots, ses yeux brillent d'un éclat particulier, comme si cette hospitalité montagnarde cachait des intentions bien plus troublantes.
    
    L'orage éclate au-dehors. Nous voilà prisonniers de cette bergerie perdue, en compagnie d'une femme dont je pressens qu'elle va bouleverser bien plus que notre simple itinéraire de randonnée.
    
    L'intérieur de la bergerie me saisit par son authenticité rustique. Les poutres patinées par les années supportent un plafond bas qui crée une intimité immédiate. Emma allume une lanterne à pétrole qui diffuse une lumière dorée, dansante. L'odeur du foin fraîchement coupé se mêle à celle du bois et à un parfum plus subtil, plus personnel, que je reconnais comme le sien.
    
    "Vous devez avoir froid", dit-elle en sortant des couvertures de laine d'un coffre ancien. "Vos vêtements sont trempés."
    
    Elle a raison. La pluie nous a surpris sur les derniers mètres, et nos vêtements techniques collent désagréablement à nos peaux. Julie grelotte légèrement, ses bras croisés sur sa poitrine. Thomas semble pétrifié, le regard fixé sur Emma qui se déplace avec cette grâce féline qui m'avait frappé dehors.
    
    "Je vais préparer quelque chose de chaud", annonce Emma en se dirigeant vers un petit réchaud. Mais elle s'arrête devant Thomas, le dévisage avec cette ...
    ... intensité troublante. "Tu es gelé", murmure-t-elle en posant sa main sur son bras.
    
    Le contact les électrise tous les deux. Je vois Thomas tressaillir, sa respiration s'accélérer. Emma laisse ses doigts remonter le long de son avant-bras, effleure son biceps tendu sous le tissu humide.
    
    "Il faut ôter cette chemise", dit-elle d'une voix plus grave. "Tu vas tomber malade."
    
    Thomas reste figé, comme hypnotisé. Emma sourit, ce sourire qui commence à m'obséder, et ses mains trouvent les boutons de sa chemise de randonnée. Elle les défait un à un, lentement, ses yeux plantés dans ceux du jeune homme.
    
    Julie et moi observons cette scène, fascinés malgré nous. Il y a quelque chose d'irréel dans cette intimité soudaine, cette audace tranquille avec laquelle Emma prend possession de Thomas.
    
    La chemise glisse sur ses épaules, révèle un torse pâle mais musclé par l'escalade. Emma pose ses paumes à plat sur sa peau, remonte vers ses pectoraux. Thomas gémit sourdement, ses yeux se ferment.
    
    "Tu as la peau si douce", murmure-t-elle. "Si chaude."
    
    Ses mains descendent maintenant, explorent le relief de ses abdominaux, s'attardent sur cette ligne de poils bruns qui disparaît sous la ceinture. Thomas se cambre instinctivement vers elle, ses hanches cherchent ce contact qu'elle devine et refuse encore.
    
    "Emma..." balbutie-t-il, la voix rauque.
    
    "Chut", répond-elle en posant un doigt sur ses lèvres. "Laisse-moi te réchauffer."
    
    Elle s'agenouille devant lui sur le foin qui crisse ...
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