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Monopoly
Datte: 26/07/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: CDuvert, Source: Hds
Bras croisés sur mon ample robe d’été, je regarde la pluie marteler les baies vitrées de mon appartement parisien. L'eau ruisselle en filets argentés sur le verre, créant un rideau mouvant entre nous et la ville endormie. Dans le salon faiblement éclairé par les bougies parfumées à la vanille, nous formons un cercle intime autour de la table basse en verre. Le bordeaux que j'ai débouché plus tôt nous a tous détendus, nos joues rosies par l'alcool et la chaleur ambiante. Marc s'étire dans le fauteuil en cuir, ses longues jambes étendues devant lui. À trente-deux ans, il possède ce charme nonchalant des architectes bohèmes. Ses cheveux châtains retombent sur son front, encadrant des yeux d'un brun profond qui semblent toujours analyser, calculer. Je sens son regard glisser sur mes jambes croisées, s'attarder sur la courbe de mes mollets que révèle ma robe noire. Le tissu épouse mes hanches, remonte légèrement quand je bouge, dévoilant quelques centimètres de cuisse nacrée. En face de moi, Léa tortille machinalement une mèche de ses cheveux blonds entre ses doigts fins. Ses boucles cascadent sur ses épaules nues, effleurant le décolleté de son chemisier blanc entrouvert. Ses yeux bleus pétillent d'une malice habituelle, mais je décèle aujourd'hui quelque chose de différent. Une électricité sourde, une impatience contenue. À vingt-huit ans, elle dégage une sensualité naturelle qui trouble sans qu'elle s'en rende compte. Thomas, son récent compagnon, l'observe avec une ...
... curiosité mêlée de désir. Ses mains d'artisan - il restaure des meubles anciens - reposent sur ses cuisses musclées. Une barbe de trois jours ombre sa mâchoire carrée. Quand il sourit, ses dents blanches contrastent avec sa peau hâlée par les heures passées dans son atelier. Il y a dans ses gestes lents une assurance tranquille, celle d'un homme qui connaît son pouvoir de séduction. Le vin coule dans nos verres avec un bruit cristallin. Je sens l'alcool réchauffer mon ventre, délier ma langue. Mes inhibitions s'estompent progressivement. Marc se penche pour attraper son verre, son polo noir se tend sur ses pectoraux. Thomas caresse distraitement l'avant-bras de Léa, ses doigts traçant des cercles hypnotiques sur sa peau claire. "On s'ennuie", souffle Léa en repoussant une mèche rebelle. Son regard dérive vers l'étagère où trône la boîte de Monopoly, vestige d'une soirée précédente. Je suis la direction de ses yeux et un frisson parcourt ma colonne vertébrale. Une idée germe dans mon esprit, audacieuse, troublante. "Et si on y jouait... différemment ?" Ma voix résonne étrangement dans le silence soudain. Les mots ont franchi mes lèvres avant que ma raison puisse les retenir. Un sourire malicieux étire mes lèvres, révélant mes intentions inavouées. L'atmosphère change instantanément. Thomas pose son verre d'un geste lent, ses yeux rivés aux miens. Je lis dans son regard une curiosité mêlée d'excitation. Marc se redresse imperceptiblement dans son fauteuil, ses ...