1. Julie – Le Uber n’en crois pas ses yeux.


    Datte: 25/07/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Cyp-Perruche, Source: Hds

    Je venais à peine de quitter ce club. Les jambes encore tremblantes, la chatte encore moite, les lèvres intimes gorgées du foutre qu’il avait laissé en moi. Mon corps résonnait de cette baise sauvage, mais mon cœur battait encore trop vite, et dans ce vertige, je n’avais pas envie que la nuit s’arrête. J’ai appelé un Uber. Par automatisme. Comme on jette une bouée dans une mer encore houleuse.
    
    La voiture s’est arrêtée dans un souffle. Portière noire, vitres fumées. Je l’ai ouverte sans réfléchir, glissée sur la banquette arrière avec cette nonchalance qu’ont les femmes qui ne veulent plus se justifier. J’étais nue sous ma jupe. Mes cuisses collaient au cuir. Mon string trempé roulé dans mon sac. J’aurais dû rentrer. Me laver. Me taire. Mais ce n’était pas ce que mon corps réclamait.
    
    L’habitacle sentait le cuir tiède, une pointe de tabac sec et de musc viril. Il faisait sombre, et dans le silence, j’ai relevé les yeux. Le chauffeur. Quarantaine affirmée. Mâchoire nette. Barbe de trois jours. Peau mate. Des mains larges sur le volant, à faire frémir une gorge. Et surtout ce regard, dans le rétro. Immobile. Intense. Presque insolent. Il m’a vue. Entièrement. En une seconde.
    
    Il a vu mes cuisses nues, le maquillage débordé, les seins qui pointaient sous mon petit haut devenu presque transparent avec l’humidité de la sueur. Il n’a rien dit. Mais dans ses yeux, je lisais déjà : celle-là, je sais ce qu’elle veut. Et il avait raison.
    
    — Vous venez de la boîte sur la ...
    ... nationale ? a-t-il demandé, la voix rauque.
    
    Je n’ai pas menti. Pas vraiment.
    
    — Oui… je voulais juste rentrer me reposer, ai-je soufflé.
    
    Un demi-sourire a traversé ses lèvres. Il savait que je mentais. Que ce n’était pas le repos que je cherchais. Mais il n’a rien ajouté. Il a démarré.
    
    Pendant tout le trajet, ses yeux ne quittaient presque jamais le rétroviseur. Je le sentais m’observer, détailler chaque frémissement, chaque pli de peau, chaque geste. Alors j’ai entrouvert un bouton de mon haut, juste un. J’ai remonté un peu ma jupe, comme une provocation anodine. Puis, sans dire un mot, j’ai glissé la main entre mes cuisses.
    
    Je me suis touchée. Doucement. Sous son regard. Mes doigts ont effleuré mes lèvres, encore tièdes. Mon clitoris s’est gonflé aussitôt. Et j’ai souri. Ce sourire de salope qui sait qu’elle va faire chavirer la nuit. Je voulais qu’il me voie. Qu’il sente que j’étais déjà à lui.
    
    Il a freiné sans prévenir. A garé la voiture dans un renfoncement sombre, entre deux lampadaires. Puis s’est retourné, lentement. Ses yeux brillaient.
    
    — Tu es sérieuse, là ? a-t-il soufflé.
    
    Je l’ai regardé droit dans les yeux.
    
    — Tu trouves que je plaisante ?
    
    Alors j’ai écarté les jambes, sans détour. J’ai retiré le string de mon sac, celui encore imbibé de foutre et de désir. Je le lui ai lancé.
    
    — Viens. Sers-toi.
    
    Il n’a pas demandé son reste.
    
    Il a quitté son siège comme un fauve qu’on libère, sans précipitation mais avec cette tension contenue qui ...
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