1. Entre deux feux (1/3)


    Datte: 24/07/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Pessac, Source: Hds

    ... elles.
    
    Dans l’exiguïté et la promiscuité de la chambre de bonne, à force de se côtoyer, de dormir dans le même lit étroit, un sentiment nouveau était apparu. Du moins, une attirance mutuelle.
    
    Quand un soir, la blonde roumaine, était venue se plaquer dans le dos de Lana, torse nue, en train de faire sa toilette, les bouches s’étaient trouvées naturellement, leurs mains s’étaient affolées. Le slip de Lana avait vite dégringolé au sol, puis la brune avait déshabillé la blonde, savourant au passage ses seins magnifiques : délicieuses passe-crassanes, ces poires rebondies et fermes étaient surmontées d’irrésistibles cabochons clairs et rosés. Mariana avait, elle, littéralement gobé les Bonne-Louise, petites poires à chair blanche de Lana. Effrontées, les mignonettes étaient couronnées de « pédoncules », longs, gros et chocolat qui firent son bonheur.
    
    Sur le lit, les deux femmes s’étaient câlinées, doucement, tendrement. Furieusement aussi. La bouche de l’une plaquée sur le sexe de l’autre, les lèvres de l’autre parcourant la conque de l’une, elles s’étaient étourdies de mille et une folies, de mille et une tendresses. Lana avait tant aimé la langue qui embrassait le fouillis de sa moule, déplié son corail écarlate, suçoté ses abondantes petites lèvres, tournicoté sur l’entrée de sa grotte. Elle, avait exploré le brugnon serré et timide de la roumaine, forcé l’entrée de son conduit, débusqué la perle tapie dans les petits frisottis incarnat. Mariana s’était soulée de ...
    ... l’élixir abondant de la brune. Leurs langues, avaient exploré leurs bijoux, parcouru leurs canyons submergés, agacés, suçoté leurs petits boutons frileux qui avaient fini par s’épanouir. Leurs doigts, infatigables baroudeurs, avaient exploré avec méthode leurs sentes intérieures, leurs goulets surchauffés et si merveilleusement doux et moelleux. Satinés. Brûlants.
    
    Dans leur fièvre commune, Lana et Mariana avaient expérimenté la douceur et la plénitude des relations saphiques. Elles avaient joui, délicieusement, honteuses et ravies de leur indécence, fières, si fières de leur liberté assumée.
    
    Pleinement conscientes néanmoins que leurs jeux n’étaient justement que des jeux. Les deux femmes s’aimaient beaucoup, mais ne s’aimaient pas tout court. Énorme différence ! Les hommes restaient leur priorité.
    
    Quelques mois plus tard, l’héritage de sa mère épuisé, faute de revenus et ne voulant pas laisser à son amie la charge du loyer, Lana s’était résolu quitter la fac, sitôt validée sa troisième année. Elle avait été embauchée au bistrot « Aux Glycines ». Très naturellement, quand la seconde serveuse avait démissionné, elle avait proposé la candidature de Mariana.
    
    Bien avant qu’ils n’en soient conscients eux-mêmes, elle avait très vite décelé leur attirance mutuelle. Aussi timides l’un que l’autre, sans jamais oser s’approcher. Un soir, après la fermeture, elle avait convoqué les deux timides :
    
    — Bon, ça commence à bien faire vous deux ! Vous allez vous flairer le derrière ...
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