1. Débordements à la C.A.F.


    Datte: 16/07/2026, Catégories: Partouze / Groupe Auteur: descollages, Source: Hds

    C’était un certain 31 août, que Claire Desfontaines fût fraîchement parachutée à la C.A.F. de Bourg la Reine dans les Hauts-de-Seine. Un jour de canicule. Les locaux étaient pratiquement déserts et pour cause : les congés payés...
    
    Cette psychologue du travail ne s’est pas laissée démonter pour autant. Son bureau fut transformé en véritable temple zen avec des petits bacs à sable, un Bouddha en pierre volcanique de couleur grise, et des tentures à profusion afin de fixer l’ambiance générale.
    
    Sans oublier son diplôme universitaire savamment retouché sur Photoshop ©. Au bout de trois échecs consécutifs, il fallait bien trouver une solution pertinente. En tout cas, elle reconnaît que le cadre est vraiment joli : la ronce de noyer fait toujours son petit effet.
    
    Ce qui a tout de suite séduit le D.R.H. c’est la rubrique "divers". Cinq années de conservatoire de flûte alto. Jean-Michel Bernier aime cette qualité surtout chez une femme.
    
    Sa photo ne l’avait pas non plus laissé de glace. Cette rouquine, en tailleur blanc, avait tout de suite mis le feu à son caleçon plus très propre à l’heure actuelle.
    
    Une semaine plus tard les salariés déprimés vinrent la voir à la queue leu-leu. Tous en burn-out : faute de travail. Il est vrai que depuis l’Intelligence Artificielle, c’était la machine située au sous-sol qui répondait aux courriers des allocataires.
    
    Au bout d’un moment, les femmes furent évincées du petit défilé quotidien. La gent masculine passait de plus en plus ...
    ... de temps avec Madame Desfontaines. La flûtiste confirmée usait de ses talents de musicienne pour détendre comme il se doit ses collègues.
    
    Parfois, il n’était pas rare de la voir sortir de son bureau, la bouche encore pâteuse, pour se précipiter se servir un café à la machine automatique. Soulagée, elle repartait sur le champ accomplir scrupuleusement son travail harassant.
    
    Malgré tout, elle avait rapidement trouvé sa place. Monsieur Bernier était ravi. Son instinct ne l’avait pas trahi. L’ambiance avait changé comme par magie. Fini les heures supplémentaires à errer dans les couloirs. Tout le monde repartait à 16 h 00 précises.
    
    Claire se donnait sans compter, et recevait au centuple.
    
    Radieuse dès le matin, elle arrivait toujours à jeun. Son estomac n’aurait pas supporté autrement. La prostaglandine, c'est bon, mais qu’est-ce que ça cale !...
    
    Autant dire que dès son retour au foyer, elle évoquait la migraine, au moment du coucher. Le pauvre mari comprenait fort bien que le métier intellectuel de son épouse était la rançon à payer : trop responsabilités selon lui, mais le salaire plus que convenable arrangeait bien des choses. Fabrice était contraint de se vidanger tout seul les trois quarts du temps.
    
    Un jour, les choses changèrent. Une rébellion de féministes effrontées commença à gronder dans le bâtiment B3 de la comptabilité. Monsieur Bernier a tenté de les calmer dans son bureau insonorisé, mais le malheureux, la quarantaine finissante n’a pas pu tenir le ...
«1234...»