-
Tango avec les vautours à Bogotá
Datte: 14/07/2026, Catégories: Humour #pastiche, #aventure, #personnages, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe
... l’occasion de son ancienne activité de tueuse à gages. Il était devenu un ami. Miguel a fait fortune dans la culture et l’exportation de la banane, il y a deux décennies. Il a eu, à l’époque, un petit souci, avec une mafia locale qui voulait le rançonner. Chloé avait accepté le contrat qui lui était proposé à l’époque et avait débarrassé la région de la bande de racketteurs. Miguel Valencia, bel homme, était devenu un ami, et même avouons-le un amant. Il invitait Chloé à passer quelques jours dans sa villa près de Bogotá. Il n’y avait plus aucune ambiguïté sur les relations qui unissaient Chloé et Miguel. Celui-ci s’était marié il y a quelques années avec Juliana Costa de la Cruz, la riche héritière d’un magnat du pétrole Vénézuélien. Il s’agissait bien d’une invitation à un séjour de villégiature, rien de plus. Chloé avait passé il y a deux ans, d’agréables vacances dans une autre villa de Miguel, sur l’île de Curaçao, un endroit paradisiaque au large du Venezuela. Elle s’était très bien entendue avec Juliana, qu’elle rencontrait alors pour la première fois. Elle avait donc prévu de s’envoler le lendemain pour la Colombie, après avoir juré à Charade, toujours aussi exclusive, qu’il ne s’agissait pas de rejoindre une fille, ni un homme d’ailleurs, mais bien d’une visite amicale. La jalousie de la jeune fille amusait Chloé. Un jour, en revanche, il faudra qu’elle se calme. Un voyage éreintant de plus de 12 heures l’attendait. Chloé descendit de chez elle ...
... un sac à dos kaki pour seul bagage. Elle aimait voyager léger. On l’attendait sur le trottoir d’en face. Un type qu’elle avait rossé quelques jours plus tôt, dans un bar, parce qu’il avait rudoyé sa copine devant elle. S’il y a un truc que Chloé n’aimait pas, c’est qu’on s’attaque à plus faible que soi, surtout à une frêle jeune femme. Pour être certaine qu’il ne recommence pas, Chloé avait appelé la copine le lendemain, avec qui elle avait échangé son numéro, pour savoir si le type était calmé. Apparemment non, donc elle avait appelé le sale type à son tour pour le menacer. Il n’avait pas aimé a priori. Il était encadré de deux macaques, dont un qui avait une batte de base-ball à la main. — Je t’ai demandé gentiment de m’oublier. Pas vrai ? dit-il l’air mauvais. — C’est vrai… — Et tu continues à te mêler de ce qui ne te regarde pas. — Oui. Je t’ai désobéi, répliqua-t-elle. Bien ! Et si on n’en venait au fait. J’ai un emploi du temps assez chargé en ce moment. J’ai un avion à prendre. — Tu as cru que je plaisantais ? — Je ne sais pas. Et ça ne m’intéresse pas. Tu comptes faire quoi avec ça ? dit Mangouste en désignant les deux hommes. Ces deux macaques ont pour mission de me brutaliser ? Vous êtes sérieux là ? Et tu les as payés pour ça ? — C’est qui le macaque ? s’enquit Macaque-à-la-batte. — Ouais, renchérit Macaque-sans-batte, en sortant une matraque. Chloé lâcha un soupir. — Vous voyez messieurs ce qu’il y a là-haut ? Elle pointa le doigt vers le ...