1. Tango avec les vautours à Bogotá


    Datte: 14/07/2026, Catégories: Humour #pastiche, #aventure, #personnages, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe

    ... Vers la rivière, à deux jours d’ici.
    
    Chloé fronça les sourcils.
    
    — Le symbole du vautour avec la croix rouge ?
    
    Pablo acquiesça.
    
    — Ils se disent les Garras Rojas. Ils sont arrivés dans la région, il y a un an. Trafic de reliques, armes, tout ce que tu veux. Et crois-moi, vaut mieux pas les déranger.
    
    Chloé sourit froidement.
    
    — Mauvaise nouvelle pour eux : je ne fais jamais ce qu’on me conseille. Et puis franchement, la dizaine que j’ai déjà tué depuis deux jours n’étaient pas bien valeureux.
    — Ils ont un petit terrain d’aviation là-haut. Avec un hangar. C’est de là qu’ils expédient leurs marchandises, reliques, drogue et je ne sais quoi d’autre…
    
    Un des hommes de Pablo se pencha vers lui et murmura quelque chose. Pablo soupira :
    
    — Écoute, gringa, tu as tes infos. Maintenant, tu prends la route et tu nous laisses tranquilles.
    
    Chloé se leva lentement.
    
    — Bien sûr. Déjà, je te remercie de ta coopération spontanée, mais je me permets d’insister, si quelqu’un dans ce village décide de prévenir les Garras Rojas qu’on arrive…
    
    Elle se pencha, ses yeux plantés dans ceux de Pablo :
    
    — … je reviens, et cette fois, je ne prendrai pas de café.
    
    Un silence glacé suivit ses mots. Pablo soutint son regard, puis hocha la tête.
    
    — Compris. Bonne chasse.
    
    En sortant, Julián souffla :
    
    — Tu viens de menacer l’homme le plus dangereux de la région.
    
    Chloé remit ses lunettes de soleil et haussa les épaules.
    
    — Il avait besoin d’un rappel sur qui était la ...
    ... vraie prédatrice dans cette histoire. Et finalement, je ne le trouve pas si dangereux que ça. Une fois qu’on le connaît, il est sympathique. Je pense aussi, qu’il serait plutôt content si quelqu’un ose faire ce qui lui fout les jetons.
    — Quoi ?
    — Débarrasser le secteur des Garras Rojas.
    
    Miguel esquissa un sourire malgré la tension.
    
    — Tu ne peux pas t’empêcher de sortir une punchline, hein ?
    — Jamais, répondit-elle. Sinon, ce serait du gâchis.
    
    La route qui descendait de la montagne vers la rivière était étroite, bordée de buissons et d’arbres tordus. La brume du matin donnait aux collines un air irréel, presque fantomatique. Les oiseaux se faisaient discrets, et même le vent semblait retenir son souffle.
    
    — On entre dans leur territoire, murmura Julián. C’est dans cette vallée que la plupart des affrontements ont eu lieu. Les villages sont souvent vides, ou peuplés par des gens trop effrayés pour parler.
    
    Chloé scruta les alentours depuis le sommet d’un talus. Son instinct laissait deviner chaque mouvement suspect, chaque ombre qui ne devait pas être là.
    
    — Je sais, dit-elle, je peux sentir le vent et les bruits. Les rapaces tournent déjà au-dessus de nous.
    
    Miguel leva la tête vers le ciel.
    
    — Les rapaces ?
    — Les hommes qui attendent une proie. Et leur proie, c’est nous. Enfin, c’est ce qu’ils croient. En réalité, les proies, c’est eux.
    
    Ils passèrent par deux villages presque fantômes. Les maisons étaient fermées à clé, les volets claquaient au vent. ...
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