1. Tango avec les vautours à Bogotá


    Datte: 14/07/2026, Catégories: Humour #pastiche, #aventure, #personnages, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe

    ... fois. L’un des assaillants tomba en arrière.
    
    — Celui-là va rater le petit-déjeuner, murmura-t-elle.
    
    Julián rechargeait le fusil de chasse, le souffle court.
    
    — On ne pourra pas les retenir longtemps !
    — Alors il faut bouger, répondit Chloé. Je couvre, vous glissez vers la gauche, sur la pente.
    
    Elle se redressa, tira plusieurs coups de manière contrôlée, forçant les hommes à se mettre à couvert et en touchant un de plus au passage qui s’écroula. Miguel et Julián rampèrent jusqu’à un amas de rochers plus bas.
    
    Un homme surgit sur le flanc gauche, machette à la main. Chloé le faucha d’un coup de genou, lui arracha l’arme et la lança dans le ruisseau. Mauvaise idée de venir sans carton d’invitation. C’est la meilleure solution pour se faire refouler.
    
    Elle l’assomma d’un coup de pied dans les gencives, avant même qu’il tente de se relever. Après réflexion, elle en profita pour le faire rouler dans la pente, inconscient vers le ravin.
    
    — En plus, j’économise mes munitions.
    
    Cela avait calmé les autres qui s’étaient tapis dans un coin. Ils se demandaient certainement quoi faire. Chloé fit signe de se replier vers la vallée, en utilisant les rochers et les buissons comme abris. Les tirs reprirent derrière eux, sifflant dans l’air froid.
    
    — Ils essayent de nous canaliser, souffla Chloé.
    — Canaliser ? Où ? demanda Miguel.
    — D’après leurs tirs vers le sentier en bas. Vers un piège plus grand, je suppose. Mais on va leur pourrir le plan.
    
    Elle fit signe de ...
    ... s’arrêter, sortit deux grenades fumigènes de son sac, trouvées chez Julián.
    
    — Cadeau pour la bande de vautours.
    
    Elle tira les goupilles et lança les grenades en amont. Une épaisse fumée blanche recouvrit la pente.
    
    Des cris résonnèrent, les tirs devinrent confus.
    
    — Maintenant ! On bouge.
    
    Ils dévalèrent la pente à toute vitesse, les chaussures glissant dans la boue, jusqu’à atteindre un petit canyon où un ruisseau serpentait. Haletants, couverts de poussière et de sueur, ils s’arrêtèrent pour reprendre leur souffle.
    
    — Ils vont continuer à nous suivre, dit Julián.
    — Parfait, répondit Chloé avec un sourire froid. Ça veut dire qu’on les attire exactement là où on veut.
    
    Miguel la regarda, encore sous le choc.
    
    — Tu es en train de dire qu’on va les affronter ?
    — Pas tout de suite. D’abord, on les fatigue. Après, on les enterre.
    
    Elle remit une balle dans la chambre de son Glock.
    
    — Et la prochaine fois, je leur laisse un message. En attendant, on va les semer. Provisoirement.
    
    Le soleil était haut lorsque Chloé, Miguel et Julián descendirent de la piste de montagne. Un village se dévoila. Une place centrale bordée de maisons aux toits de tuiles rouges, un petit clocher, quelques motos poussiéreuses garées devant le bar, qui semblait être la seule attraction locale.
    
    Des regards se tournèrent aussitôt vers eux. Les conversations se turent. Une vieille femme fit un signe discret et entra chez elle.
    
    — Charmant accueil, murmura Chloé.
    — Ici, tout le ...
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