1. Jour de pluie suivi de Long sommeil


    Datte: 14/07/2026, Catégories: fh, Auteur: Landeline-Rose Redinger, Source: Revebebe

    C’est une forme de processus alternatif dont le climax se situe bien étrangement aux périodes chaudes et humides. Lorsque par près de 77 ° Fahrenheit, une pluie fine fait perler la pelouse, fait de la terrasse un miroir éclatant, lorsque cette double conjonction des éléments se fait jour, un mystère demeure. Que je me le fasse expliquer par un spécialiste du corps des femmes, par un météorologue ou bien même que la phénoménologie s’avançât sur ce terrain, ne change rien à l’affaire. Derrière la vitre qui donne sur mon jardinet, le lacis de chèvrefeuille suintant des gouttelettes de pluie matinale rend à mon corps le pur désir d’autres corps. La lumière singulière fend violemment les nuages bas et lourds. À l’unisson des éléments, mon âme vogue vers un rêve d’alanguissement et de farniente. J’associe au temps qu’il fait la lenteur, je prône l’amour sans empressement, sans précipitation, sans retournements intempestifs, sans force, sans hâte. Mais là, derrière la vitre, je suis seule et sortir d’ici est prendre le risque de perdre en chemin ce qui me tient, de rompre l’harmonie qu’une autre harmonie non jamais ne remplacerait. Et croyez-vous à la bienfaisance du hasard, à la coïncidence, à la fortuite rencontre d’un désir et d’un corps qui espère. Ce corps est celui de Tom. Ce fut d’abord un message. J’enclenchais le répondeur à bande – oui j’affectionne encore quelque instrument ancien d’un autre siècle – j’aime aussi le moment, l’instant d’avant les mots, la surprise, ...
    ... l’étonnement, l’erreur aussi d’une voix inconnue mal orientée. Mais celle-ci m’était familière. Je répondis par texto que oui, Tom pouvait se rendre chez moi.
    
    D’un balancement lent et régulier, la pointe de mon sein effleure sa queue. La peau douce et flétrie de ses couilles, fait comme de petites ridules d’eau sous une brise modérée. Le revers de sa main passe sur les lèvres de mon sexe. Puis Tom s’en humecte la bouche et y revient.
    
    Posée plus que tendue sur son grand corps allongé, sa bite n’est ni raide ni flasque. Ma langue s’enroule autour de son gland souple comme un doux caoutchouc, puis fait trembler la peau de ses couilles comme la surface d’un flan pâtissier.
    
    Ici, point de cris, pas de râles. Juste l’un et l’autre dans des sourires heureux. En appui contre le gros coussin, les bras croisés derrière la tête, Tom se fait le spectateur de mon visage caché par le pan de mes cheveux, qui dodeline sur son sexe. La pluie n’a pas intensifié sa chute, la porte-fenêtre ouverte laisse entrer vers nos corps, une brise presque chaude.
    
    Tom a compris le rythme, compris la langueur et cela fait bien son affaire. Son sexe se loge entre mes lèvres, ma langue en ferait bien son esquimau. Son sperme, car il n’en a pas, non, ne glissera pas dans ma gorge. Longuement, nous pourrions jouer l’un et l’autre de nos sexes.
    
    Lentement, comme un philharmonique dont chaque instrument tairait sa mélodie tour à tour, ma bouche quitte sa queue, sa main ma chatte, puis ma langue son torse, ...
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