1. Les bonheurs de Sophie (2/3)


    Datte: 14/07/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Philus, Source: Hds

    ... chevilles et d’un chemisier translucide sous lequel on devinait un soutien-gorge de couleur sombre. Ses sandalettes à talon haut semblaient ne pas la gêner pour la conduite. Elle se demandait bien pourquoi ils ne se retrouvaient pas au bureau des infirmières comme d’habitude, mais il lui avait promis une surprise. La porte du passager s’ouvrit brusquement. La conductrice sursauta et le docteur Gaudreuil s’installa. Ils ne s’embrassèrent pas, toujours par discrétion.
    
    — Aujourd’hui, j’ai une surprise, confirma-t-il fièrement. Démarre et prends la direction de la gare.
    
    Le visage de Sophie s’éclaira d’un grand sourire. Elle enclencha la première.
    
    — Oh ! Dis-moi ce que c’est !
    
    — Si je te le dis, ce n’est plus une surprise…
    
    — Dis-moi ou je boude, répondit-elle en souriant.
    
    Julien posa sa main sur la cuisse de Sophie. — Une de mes patientes possède un studio meublé rue Pelleport. Il était loué par un étudiant, mais celui-ci a terminé son cursus et s’est fait embaucher au Havre. Il a déménagé la semaine dernière et le logement s’est retrouvé disponible à la location. La propriétaire m’a demandé si, par hasard, je connaissais quelqu’un de confiance. Ce n’était pas difficile.
    
    Sophie pouffa bruyamment.
    
    — Tu lui as répondu que tu connaissais un chirurgien très sérieux qui trompait sa femme avec la femme d’un entrepreneur de travaux et qu’elle pouvait lui faire confiance les yeux fermés.
    
    Julien rit à son tour.
    
    — Ce n’est pas tout à fait les termes que j’ai ...
    ... employés, mais l’idée est là !
    
    Sur les indications de Julien, Sophie se dirigea rue Pelleport, mais les places de stationnement étaient prises d’assaut. Elle ne put se garer que vers l’église du Sacré-Cœur. Le studio se situait à une centaine de mètres à peine, de plain-pied dans une maison blanche et basse typique de la ville. Julien sortit un jeu de quatre clés. Il en tendit deux à Sophie.
    
    — Une clé pour l’entrée et une autre pour le sous-sol.
    
    — Tu crois ? demanda Sophie hésitante.
    
    — Oui, comme ça, on peut arriver ici indépendamment. Le premier arrivé attend l’autre. Sinon, à force de nous voir toujours partir ensemble, ça va jaser.
    
    Convaincue, Sophie mit les clés dans son sac, puis ils parvinrent à la porte d’entrée que Julien ouvrit. Le studio était bien arrangé à l’intérieur. Une grande pièce disposant d’un lit à deux places contre le mur du fond et un bureau éclairé par une fenêtre double donnant sur la rue. Au milieu, un canapé élimé de couleur grenat côtoyait une table basse. Un couloir de petite taille débouchait sur une penderie-placard et, tout au bout, sur un ensemble toilettes et douche. La cuisinette ne tenait que dans un angle minuscule de la salle principale. Elle ne semblait guère pratique, mais tout le monde sait que la cuisine n’est pas le fort des étudiants ni des couples illégitimes, ajouterons-nous.
    
    — C’est ce qu’on appelle une garçonnière si je ne m’abuse, déclara Sophie l’air coquin.
    
    — On peut dire ça comme ça, répondit Julien en ...
«12...5678»