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La revue danoise – Avant
Datte: 11/07/2026, Catégories: #psychologie, #drame, #confession, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
... elle demande : — Comment vous avez appris mon existence ? — C’est un collègue, Didier, qui m’a montré un magazine danois sur lequel vous étiez. Et c’est un ami à moi, Georges, un grand spécialiste du milieu qui m’a aidé à vous retrouver. Elle grimace : — Ainsi on peut facilement me retrouver ? Ça craint ! — Georges n’est pas n’importe qui, je peux même affirmer que c’est un expert dans son domaine. Il paraît qu’il est bien connu sous le pseudo : l’Auvergnat. — Ah, ce nom me dit quelque chose… Pourquoi vous avez cherché à me rencontrer ? Je réponds franchement : — Honnêtement, par curiosité. Je voulais découvrir la femme qui ressemble si fortement à la mienne, une femme qui exerce une activité un peu particulière… — C’est bien dit… Je fais ça pour arrondir mes fins de mois. — Votre salaire d’infirmière ne suffit pas ? À moins que ça soit pour vous payer des extras comme des vacances ou autre ? Elle ne répond pas, je n’insiste pas. Elle continue de regarder les photos que j’ai apportée. Elle me pose diverses questions sur mon couple et ma fille. — Donc c’est vous qui vous occupez de votre fille ? — Avec son métier et ses horaires, sa mère ne le peut pas. Mais comme déjà dit, ça ne me dérange pas. Gwendoline est une enfant désirée. — Elle en a de la chance ! Bref, vous formez un beau petit couple. Nous continuons à discuter. Comme convenu avec Georges, et après avoir expliqué pourquoi à mon interlocutrice, je fais trois clichés de nous-deux dans le ...
... café. Se prêtant au jeu, Sylviane dévoile avec amusement un décolleté assez profond. En effet, elle n’a pas la même poitrine que mon épouse. Quand nous nous séparons, elle lâche d’un ton un peu désabusé : — Donc mon double a bien réussi. Je suis un peu étonné par le ton de cette remarque. Je reste neutre : — Si vous le dites. — Vous semblez être un mari et un père attentionné. — C’est le moins que je puisse faire, il s’agit tout de même de celle que j’ai épousée et de celle que j’ai conçue. — Si tous les hommes pouvaient penser comme vous… Puis chacun part de son côté. Bien que je n’aurais peut-être pas dû, par deux fois, j’ai revu Sylviane, en lui téléphonant avant. Elle a accepté à chaque fois. À mots couverts, elle m’a raconté sa vie pas très folichonne depuis son enfance dans sa famille nombreuse pas très fonctionnelle. J’ai mieux compris son exclamation « elle a de la chance » concernant ma fille. J’ai aussi saisi que son incursion dans le domaine du X ne s’est pas fait par pur amusement, il y avait derrière une nécessité pécuniaire. Mais elle a ajouté un bémol : — C’est vrai que la première fois que j’ai posé, ce n’était pas par goût perso. Mais le photographe était sympa. Et puis, petit à petit, je suis allée plus loin, sans trop m’en rendre compte. — Le doigt happé dans l’engrenage ? — Oui, c’est ça. Mes réels petits amis m’ont foutue dans la poisse. J’ai dû avorter deux fois, et je crains de ne plus pouvoir avoir d’enfant. Avec le recul, ...