-
Rosette
Datte: 08/07/2026, Catégories: Humour #initiatique, #premiersémois, #différencedâge, fh, hplusag, fplusag, campagne, fsoumise, cérébral, Auteur: Elodie S, Source: Revebebe
... sangliers. J’ai eu très peur, pas lui. Vers mes douze ans, nous avons même appris ensemble, sans trop le faire exprès, en tout bien tout honneur, les différences anatomiques entre un garçon et une fille. Nous avions pris pour habitude d’aller nous rafraîchir dans une petite retenue d’eau de la rivière qui traversait la propriété. Cela s’est fait peu à peu, nous restions plus ou moins habillés les premiers jours, mais, comme nous ne voulions pas attirer l’attention en amenant nos maillots, nous nous effeuillions chaque fois un peu plus, jusqu’au jour où la chaleur était telle qu’il a franchi le pas en ôtant son slip, et j’ai fait de même pour vraiment pouvoir nous baigner et nager. Nous nous sommes longuement examinés l’un l’autre, lui, qui était fils unique, moi, qui étais sans frère. Mais, concrètement, cela ressemblait étrangement aux moments où il me faisait découvrir une libellule, une couleuvre, un scarabée. La seule différence : pour une fois, c’est moi qui lui révélais quelque chose d’inconnu ! Notre complicité et nos centres d’intérêt étaient uniquement animalistes ; mon apprentissage a duré six ou sept ans. Vers treize ans, quand mes seins ont commencé à se développer, et que j’ai eu mes règles, j’ai mis brutalement une distance brutale ente nous : c’est un âge où les filles préadolescentes se sentent un peu mal dans leur peau… Jusque-là, il m’a appris à extraire le dard d’une guêpe, retirer les branchies d’un poisson, reconnaître les champignons comestibles ...
... ou le sexe des papillons (mais pas celui des anges). Cette année, je trouve que c’est à moi qu’il s’intéresse, ou plus précisément à ma poitrine, mes cuisses, mes fesses. Cette année-là, je me suis résolue à mettre donc fin à nos escapades sauvages. Il n’a jamais, je crois, compris ce revirement et cela ne l’empêche pas de tourner autour de moi d’une manière que je trouve malsaine. Mes parents ont-ils réalisé le refroidissement brutal de nos relations ? J’ai en tout cas droit à des remarques de la part de Paulette, qui m’accuse « de rendre malheureux son petit » tout d’un coup. L’année suivante, j’ai la possibilité d’inviter ma meilleure copine, Manon, pendant les vacances. Finies les parties de campagne, nous passons, au grand désespoir de ma grand-mère, nos journées à conspirer dans ma chambre. Si les commentaires de Paulette sur la vie locale, peu différents d’une année sur l’autre (à part le nombre de rejetons du maire), nous font saliver, ce sont surtout les garçons du lycée qui alimentent nos conversations. Alors qu’ils nous faisaient souvent peur lorsque nous étions avec eux, ils nous font rêver à distance. Au cours de la dernière année scolaire, peu à peu, nous avons accepté un rapprochement physique avec les garçons. Un baiser sous une porte cochère, un sein frôlé plus ou moins volontairement, des corps qui se touchent en dansant, une main qui s’égare sur une braguette, dans une salle de cinéma obscure… Nous devenions peu à peu des femmes. Nous le sommes ...