1. Déconstruction


    Datte: 21/06/2026, Catégories: Non Consentement / À contre-cœur Auteur: meo75, Source: Literotica

    ... battre au sang ou me suspendre par les couilles, ce ne sont que des désirs masculins.
    
    - Ce que vous me dites est vertigineux! Je ne suis pas certaine que cela corresponde à 100% des hommes que j'ai pu croiser, mais cela me fait toucher du doigt maintes dissonances cognitives sur lesquelles je n'arrivais pas à mettre le doigt. Vous posez, au fond, la question du libre arbitre. Nous sommes guidés par nos névroses et notre construction, et, hors contrainte, nous n'agissons jamais que dans notre unique intérêt. L'autre, le monde extérieur, n'étant là que pour exécuter nos plans.
    
    - Même dans la soumission, ou surtout dans la soumission.
    
    - La dévirilisation devrait donc passer par une soumission imposée, asexuelle des hommes!
    
    - Imaginez qu'ils soient sous camisole chimique dès leur quinze ans, voir dès leur puberté, imaginez le rapport aux femmes, à la violence, à la guerre.
    
    - Vertigineux, en effet, mais cela n'arrivera pas.
    
    - Peut-être que des travaux comme les vôtres les feront avancer?
    
    - Vous m'avez démontré que je faisais fausse route. Quelles photos pourraient ainsi déconstruire l'image des hommes?
    
    - De l'homme? Je crois que cela pourrait passer par différentes dimensions : la nullification, l'humiliation extrême, la terreur, autant de dimension antivirile. Mais surtout, qu'aucune photo ne puisse faire émerger le désir, l'excitation chez un homme, seulement son dégoût et son rejet, et que ces photos soient humanisées avec des visages de tous les ...
    ... jours.
    
    Elle me ressert, nous buvons pensivement. Je n'avais jamais formalisé cela auparavant, je suis même surpris de m'écouter. Non que je ne sois pas d'accord, mais je n'avais pas idée que cela allait aussi loin. La quetsche est vraiment forte, sans doute un bouilleur du coin, j'ai la tête qui tourne, sans m'en rendre compte, je m'assoupis.
    
    ***
    
    Quand je reprends mes esprits, je garde en bouche le goût de la quetsche avec une sensation de métal : j'ai un écarteur qui tire sur mes mâchoire de folie, la bouche béante et douloureuse. Je connais ces engins et je les déteste, c'est bien trop barbare. J'ouvre les yeux sur le visage concentré de Laure, qui semble très sérieuse, et vérifie que je suis bien conscient. Un rapide inventaire m'apprend que je suis dans une sorte de fauteuil gynéco, les jambes très écartelées, les fesses à la limite du vide, et mon sexe reposant avec mes couilles sur une sorte de billot en bois. Mes bars comme mon torse et mon cou sont solidement attachés par des lanières, je n'essaie pas même de me débattre. N'était-ce pas les règles du jeu, un peu aménagées par mon hôtesse?
    
    - J'ai trouvé très intéressant tes réflexions, et si j'étais surprise, c'est que tu puisses les exprimer si crûment et simplement, sans comprendre le danger dans lequel tu te jetais. L'album de photos que je t'ai montré est l'album public, comme tu le soulignes, tout à la gloire de l'homme finalement. Mon vrai travail est ici, plus bas dans la maison, comme pour descendre plus ...
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