1. Une chanson douce...


    Datte: 20/06/2026, Catégories: f, h, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe

    ... déclaration enflammée réussit surtout à me déstabiliser. Comment est-ce possible ? La musique insiste encore et résonne dans ma tête. Pas moyen de me sortir les mots de la caboche. Et de l’autoradio, Elmer Food Beat qui insiste encore et encore. Avec ces paroles qui sont autant de piques qui me percutent, qui me creusent le ventre, à moi aussi ! Enfin pas pour ce qu’elles racontent, bien entendu, mais bien par ce qu’elles représentent. Et les doigts de Pierre, dont seul le bout des phalanges tripote le pommeau du levier de vitesse, pourquoi est-ce que je les imagine qui me massent la ligne accessible de ma cuisse ? Dingue ! Je ne vais pas m’y mettre moi aussi ?
    
    — xXx —
    
    — xXx —
    
    C’est surtout de celle de Pierre que dépasse une petite pointe de langue rose et attirante. Ne rien lui montrer, ne rien lui laisser voir, est-ce vraiment possible ? Pas certaine qu’il ne soit pas déjà au courant. Le vocable « bander » et les images qui s’impriment dans ma tête, d’une bouche qui, à l’instar de la mienne, ne peut qu’être rouge vermeil, bon sang ! Je me sens dolente et troublée. Il bande pour de bon ? Est-ce raisonnable de vérifier ? Surtout que nous sommes au milieu d’un flot de voitures immobiles et que si l’un ou l’autre des conducteurs voisins tourne le cou… non ! Je ne peux pas faire ça. Mais dire que ça ne me démange pas serait mentir. Encore vingt mètres, et nous serons quai Branly…
    
    Dans mon cerveau embrouillé, j’arrive même à me dire qu’il ne saurait être question de ...
    ... hasard ! Elmer « fou de bites », Danièla la libertine, et la connotation plus que douteuse de Branly… tout se ligue contre moi, pour me forcer la main ? Je ne peux pas y croire, mais la puissance des évènements est là qui me rattrape pour de bon. Ce creux aux reins, n’est-ce pas aussi un signe du destin ? Notre bureau est encore trop éloigné du point où nous sommes bloqués. Bien entendu que Pierre n’a aucun geste déplacé, alors ? Ma cervelle me distille lentement des images plus qu’érotiques. Carrément pornographiques serait plus vrai. Et… il me tarde que prenne fin ce foutu trajet, qui, ce matin, n’en finit plus.
    
    Qu’est-ce qu’il raconte l’autre sur la radio ? De la place pour les copains ? Mais non ! Mais pour ce qui chez mon mari distend le tissu à la hauteur de sa braguette, oui ! Je n’oserai jamais me pencher en avant, pour venir poser mon front au niveau de son nombril… là dans cet embouteillage évidemment. Mais… lorsque nous serons dans nos locaux ? Y aura-t-il un petit moment de répit, histoire de nous remettre de notre balade ? Pierre sent-il mon excitation ? En tout cas, il a un de ses sourires qui me font toujours craquer… et la chanson continue… avec un leitmotiv qui me donne des frissons.
    
    — xXx —
    
    Et mes doigts se posent sur la patte masculine qui cramponne le manche de la boîte de vitesse. La risette que je lis sur la bouche de mon mari… ne dit-elle pas muettement cet accord qui nous… unit si souvent ?
    
    — xXx —
    
    Oui !!! C’est très bizarre comme les ...