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Retour de bâton_2
Datte: 20/06/2026, Catégories: #personnages, extracon, vengeance, Auteur: Briard, Source: Revebebe
... soir alors qu’elle rentrait de l’université, elle le trouva en pleine réflexion sur le canapé. Elle lui fit un thé et s’assit à côté de lui. — Je l’ai mon idée de roman. J’ai déjà écrit tout un chapitre. Je suis en train d’écrire ce qu’il m’est arrivé depuis mon réveil à l’hôpital. — Oui, c’est bien ça, voilà, tu la tiens ta grande idée de roman. — J’évoquerai ma détresse, mes longues marches en solitaire, notre rencontre, notre pacte d’entraide, notre amitié naissante, la solidification de nos liens et les sentiments qui se sont installés entre nous petit à petit. Je vais aussi parler de la lâcheté de ma femme, de sa fuite en avant dans des histoires de sexe pour se prouver qu’elle avait encore un pouvoir de séduction et qu’elle n’était pas tant affectée que ça par mes errances. Je parlerai, d’un côté de la déliquescence de mon amour pour elle, jusqu’à la découverte de ses infidélités, et de l’autre, de mon attachement grandissant pour toi, de notre complicité, du lien que nous avons presque involontairement tissé entre nous. — Tu trouves qu’il y a un lien entre nous ? — Oui, parfaitement Aurélie. Ces longues discussions sur la recherche de notre personnalité égarée m’ont fait découvrir quelle personne exceptionnelle tu es, bienveillante, droite, entière, engagée, te donnant à fond, prête à donner son soutien, quelles que soient les circonstances. Tu as joué le rôle qu’aurait dû tenir ma femme. Tu as fait preuve d’une empathie permanente, d’une affection qui m’a ...
... bouleversé et qui, surtout, m’a fait ouvrir les yeux sur ma situation maritale et amoureuse. — Mais… c’est moi qui ai provoqué tout ça ? Je ne l’ai pas cherché, tu sais. — Je sais, et c’est pour ça aussi que j’ai développé ces sentiments à ton égard. Je n’y étais pas préparé, rien n’était prévu, cela s’est fait petit à petit. — Je dois moi aussi t’avouer que je me suis sentie de plus en plus proche de toi. J’ai passé beaucoup de temps à penser à toi après nos longues soirées, quand je me retrouvais seule chez moi. Tu es un homme merveilleux, plein de courage, franc, vrai. Tu es entier toi aussi et c’est ça que j’aime chez toi avec ta personnalité brillante, mais modeste. Grâce à toi, j’ai pu apprendre à vivre loin de mon fiancé, pas à l’oublier, non, mais à faire avec sa disparition, à accepter l’idée de vivre désormais sans lui. Et le seul fait de savoir ton amitié sans faille, ton soutien permanent et ta présence quotidienne m’ont rapproché de toi, m’ont fait te regarder comme l’homme que tu es, beau, très attirant et, au lieu de m’embarrasser, cela m’a fait infiniment plaisir. — Je vais écrire tout ça aussi, bien entendu si tu le permets. — Elle lui prit les mains. — Tu peux écrire tout ce que tu veux sur nous, car, maintenant, il y a un nous, n’est-ce pas ? — Oui Aurélie, il y a un nous, mais il doit prendre son temps. D’abord parce que je ne veux pas que tu prennes la place que ma femme n’a pas su occuper, je veux que tu prennes TA place. Ensuite, parce que je ne ...