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Retour de bâton_2
Datte: 20/06/2026, Catégories: #personnages, extracon, vengeance, Auteur: Briard, Source: Revebebe
... l’émission, comme chaque jour. — Tu parles de débriefing ! Ils sont en train de baiser, pauvre naïf que vous êtes. — Qu’est-ce que vous dites ? — Je suis désolée monsieur Saint Farge, mais elle m’en a trop fait. Il faut que vous sachiez la vérité sur elle. — Expliquez-vous. — Tout ça a commencé avec Franck, le directeur d’antenne. Elle est allée pleurer dans son bureau et ils ont fait l’amour sur son canapé. Elle avait tellement honte qu’elle s’en est confiée à moi le lendemain. Je l’avais surprise en train de pleurer. Elle m’a avoué que ça s’était fait tout seul, presque sans réfléchir et qu’elle s’en voulait à mort de vous avoir trompé. Ensuite, il y a eu un jeune comédien qui va entrer à la Comédie française. Elle m’a dit qu’il avait essayé de l’embrasser et qu’elle s’était amusée à lui apprendre comment faire jouir une femme comme elle. — Mais il y en a eu combien encore ? — Un chaque semaine, monsieur. L’invité du mercredi est toujours un homme. C’est elle qui le choisit, alors que c’était l’un de mes privilèges jusqu’à présent. — Et chaque fois, vous m’affirmez qu’elle couche avec ? — Oui, je vous le jure. Cela se passe quasiment toujours à l’hôtel. Le Mercure, Porte de Versailles, chambre 308, comme sa voiture. Sacha sentit ses jambes se dérober sous lui et se raccrocha au bureau. — Ça ne va pas monsieur ? — Non. Auriez-vous un verre d’eau, je vous prie ? Inaya prit une bouteille d’eau minérale et lui en servit un verre. Il but d’un trait et ...
... reposa le verre sur le bureau. — Savez-vous pourquoi elle fait ça ? — Monsieur, je regrette infiniment de vous avoir révélé tout cela. J’étais en colère contre votre épouse et mes mots sont allés trop loin, j’en suis désolée. Pourquoi elle fait ça, ce n’est pas à moi de vous le dire. Je vous ai fait assez de mal comme ça. Vous devriez rentrer chez vous, elle y sera sûrement et vous pourrez vous expliquer avec elle. Sacha quitta l’immeuble et entra dans la première station de métro. Il en ressortit à Courcelles et se précipita au parc pour aller s’asseoir sur son banc fétiche. Il resta de longues minutes, prostré et abasourdi par tout ce qu’il avait appris. Il prit son téléphone et appela Aurélie. Par bonheur, elle décrocha. — C’est moi, je sais que ce n’est pas le jour, mais j’ai besoin de te voir. Il m’arrive un drame affreux, il faut que je t’en parle. Je sais que tu as un partiel aujourd’hui, mais peut-être pourrais-tu me rejoindre après ? — J’ai terminé il y a plus d’une heure. Je me change et j’arrive. Elle s’apprêta rapidement et se précipita au parc. Elle le trouva en train de pleurer, la tête dans les mains. Elle s’assit en silence et le prit dans ses bras. — Je suis là maintenant, dis-moi ce qu’il t’arrive si tu veux bien. En pleurant et reniflant, il lui raconta ce qu’il avait appris de l’assistante de sa femme. Une fois le récit terminé, ils restèrent de longues minutes, silencieux. La première, elle reprit la parole. — Cette ...