1. Par delà les siècles


    Datte: 16/06/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: CDuvert, Source: Hds

    ... registres poussiéreux, qu’elle rejoint Julien Rivière. À trente-quatre ans, il dégage une présence magnétique : grand, le corps nerveux, il porte une veste de tweed tachée d’encre qui semble avoir vécu autant d’aventures que lui. Ses iris acier, sertis sous des sourcils épais, scrutent le monde avec une intensité presque intimidante, et sa voix grave vibre contre les murs de pierre, comme si elle portait le poids des secrets qu’il a déterrés. Une mèche brune balaie son front, ajoutant une touche de désinvolture à son allure studieuse, et ses avant-bras musclés, visibles sous ses manches retroussées, trahissent une force contenue, inattendue chez un homme de papier et d’archives.
    
    Ils se penchent ensemble sur un registre de 1774, celui que Julien a suggéré comme point de départ pour contextualiser la lettre. Leurs mains se frôlent au-dessus des pages jaunies, un contact fugace mais suffisant pour qu’un courant électrique les traverse. Camille sent son pouls s’accélérer, une chaleur familière naissant au creux de son ventre. Julien penche la tête, son regard perçant la transperçant comme s’il pouvait lire bien plus que les lignes d’encre devant eux.
    
    — Vous tremblez, Camille, murmure-t-il, un sourire à peine perceptible au coin des lèvres.
    
    — La salle est fraîche… ou c’est vous, souffle-t-elle, un sourire timide étirant ses lèvres, surprise par sa propre audace.
    
    Dans la salle austère, l’air semble s’alourdir après cet échange de regards et de mots chargés d’une ...
    ... tension palpable. Camille et Julien, penchés sur le registre de 1774, sentent une chaleur grandissante entre eux, bien plus brûlante que les mots d’Éloi qu’ils tentent de décrypter. Le silence des lieux, seulement troublé par le froissement des pages anciennes, devient un écrin pour leur attirance naissante. Leurs doigts, qui se frôlent de nouveau au-dessus du parchemin jauni, semblent chercher une excuse pour prolonger ce contact, une étincelle qui menace d’embraser leurs vies.
    
    À l’ombre d’une travée, loin des regards indiscrets des rares visiteurs matinaux, Julien se rapproche imperceptiblement. Son regard acier se pose sur les lèvres de Camille, et sans un mot, il capture sa bouche dans un baiser vorace, comme s’il avait attendu ce moment depuis l’instant où leurs yeux se sont croisés. Le parfum métallique du vieux papier, omniprésent dans la salle, se mêle à l’odeur épicée de sa peau, un mélange enivrant qui fait tourner la tête de Camille. Sa paume, audacieuse, glisse sous la jupe trapèze de la jeune femme, effleurant d’abord le tissu avant de trouver la chaleur soyeuse de sa culotte. Elle halète, un son discret mais chargé de désir, et le silence poussiéreux des archives vibre soudain de leur attirance brute, comme si les murs eux-mêmes retenaient leur souffle.
    
    La dentelle fine de la culotte cède sous ses doigts, un craquement léger qui résonne comme un aveu dans le silence. Camille frissonne, son corps trahissant son excitation ; sa chatte palpite, une chaleur humide ...
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