1. Gorge Vive


    Datte: 16/06/2026, Catégories: Mature, Auteur: MemoirsIntimes, Source: Literotica

    ... grand, la quarantaine, barbe sale, mal rasée, qui sort de son camion, les épaules lourdes. Ses yeux me percent, pas un mot, juste un regard qui sent le sexe, la bête qui appelle. J'écrase ma cigarette, le sang cogne dans mes tempes, et je sors. Je file vers les toilettes, un tombeau de béton qui empeste la merde, le vice, la fin. Il suit, ses pas lourds, un écho qui me tord les entrailles. Le pot résonne encore, les "tu es la meilleure", et moi, je pousse la porte, je veux m'ouvrir, me détruire, me vivre.
    
    Dedans, c'est un trou, la lumière tremble, une ampoule pend, un fil suinte. Il claque la porte, son pantalon tombe, la boucle cogne le carrelage, et sa queue est là, lourde, raide, une chair obscène qui pulse. L'odeur me fracasse, sueur, sel, un musc d'homme qui monte à mon crâne, qui me jette dans un gouffre où je me noie.
    
    Je tombe à genoux, le sol glacé me broie les os, crade, collant, et je pense : Patrick, tu n'es rien, je vais tout prendre. Mes mains, marquées par l'usine, usées, se posent sur ses cuisses, et je rapproche ma bouche. Ma langue touche son gland, brûlant, salé, une pulpe vive que je lèche, que je fais rouler. Je le prends doucement, je le suce, je le fais gonfler, et cela me déchire, un plaisir qui me tord, qui m'ouvre. Je descends sur la tige, raide, chaude, les veines battent sous ma langue, je la lèche, je la goûte, un sel qui me brûle, et cette odeur, ce mâle qui m'aspire, qui me traîne dans un néant où je me perds.
    
    Je passe aux couilles, ...
    ... lourdes, pendantes, je les prends, une par une, je les lèche, je les aspire, leur poids m'écrase la langue, leur chaleur me tue, et je jouis de cela, de ce sale, de ce vivant qui me foudroie. L'odeur m'enveloppe, un nuage de sueur, de chair, qui me transporte, qui me jette hors de moi, dans un vide où je suis tout.
    
    Je le prends entier, ma gorge s'ouvre, se déchire, ma salive coule, mes yeux pleurent, mes seins pèsent sous mon pull, ma chair s'inonde sans qu'on la touche, et je pense : Je ne suis pas morte, je suis l'abîme, je le dévore. Il grogne, un râle de chien crevé, ses mains me broient les cheveux, et je suce plus fort, ma langue râpe, mes lèvres se tendent.
    
    Je pense au pot, aux rires, à Patrick qui se fait niquer dans ma tête, à l'usine qui m'a tuée, et moi, là, qui renais, qui m'arrache au néant. Il jouit, un jet brûlant m'éclate la langue, puis un autre, épais, salé, un poison de fer et de crasse. J'avale, tout, comme une bête, comme si je buvais ma propre vie, ma propre mort. Cela me remplit, cela me tord, et je serre les lèvres, je garde tout, un plaisir qui me foudroie, qui me jette dans l'extase.
    
    Je me relève, brisée, vivante, les genoux en sang, le dos qui hurle. Je passe ma langue sur mes lèvres, le goût colle, un sel qui m'habite, qui me ronge. Lui, il remonte son pantalon, me regarde une seconde, pas un mot, juste un vide dans les yeux, et il s'en va.
    
    La porte claque, son moteur rugit, se perd dans la nuit. Je reste là, un instant, dans ce chiotte qui ...