1. Serais-je lesbienne ?


    Datte: 03/06/2026, Catégories: Humour #délire, #psychologie, #personnages, bizarre, amour, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    ... dans ma réflexion… Amie ou petite amie ??
    
    Raah, l’idée me révulse. Yann, mon pote de toujours, celui avec qui je jouais aux legos, avec qui je me masturbais devant les pages de la redoute, celui avec qui j’allais voler les magazines de charmes alors que nous avions 16 ans. Il accaparait l’attention du buraliste tandis que moi, je piquais un playboy.
    
    Yann…
    
    Je ne le trouve vraiment pas beau : une calvitie apparente, des lunettes, un gros bide et poilu avec ça…
    
    Nooooon, c’est pas possible. Pas mon pote.
    
    Je cherche dans mes affaires un début de réponse à mes questions, je trouve mon journal intime que je lis pour la première fois… Bin… J’suis une salope. Y a pas d’autres mots… J’suis une salope. Il n’y a que le train qui n’est pas passé sur moi !
    
    Je suis injuste, en tant qu’homme, j’ai baisé bien plus que je ne l’ai apparemment fait en tant que femme…
    
    Il est temps pour moi de me préparer, je stresse un peu, ça va être juste, je n’ai que trois heures devant moi. Tandis que je reste comme deux ronds de flan devant mon armoire pour choisir ma tenue, se produit l’improbable.
    
    L’improbable ?
    
    Je dois péter ! Ce n’est pas possible, tout le monde sait que les belles femmes ne pètent pas ! Les grosses, les moches, pourquoi pas ? Mais pas les belles ! C’est une question de bon sens !
    
    Je suis un peu étonnée, mais bon, j’imagine que cela va un être un petit vent frais qui va sentir la camomille… alors je me laisse aller.
    
    Ce n’est pas un vent, non. C’est ...
    ... une violente bourrasque sonore et… odorante.
    
    Wahou ! Le mythe qui vient de tomber !
    
    Habituellement, on ne souffre pas de son odeur, je savais que mes pets étaient radioactifs pour les autres, mais ils ne me gênaient pas outre mesure, mais, là, je risque de tomber dans les vapes…
    
    Saleté de légumes ! Voilà, elle est là, l’explication ! Lorsque j’étais un homme, je bouffais de la viandasse, du cochonou, du camembert, mais, maintenant, c’est chou-fleur et haricots verts, graines de chia et compagnie, mes intestins n’ont pas l’habitude.
    
    Si je suis capable d’envoyer de telles bombes analtomiques, j’ai peur de m’asseoir sur le trône… Pour moi, une belle nana ne pète pas, et bien sûr ne fait pas caca. On verra ça plus tard…
    
    o00o00o00o00o
    
    J’arrive chez Yann. Je connais son appart’ sur le bout des doigts, c’est un trois pièces qui abrite un gamer, procrastinateur, spectateur de sa vie et de celle des autres, bref, l’antre d’un éternel ado. Dans sa chambre, il y a des posters de chanteuses, des figurines pop et une collection impressionnante de jouets-robots vintage qui font bzzzi ou tsssuu selon, avec des lumières qui jaillissent de leurs bras armés et surtout il y a un grand Goldorak avec son astérohache. Il lui a coûté les yeux de la tête, son Goldorak ! Je sais que c’est son bien le plus précieux.
    
    Lorsque j’arrive, il m’accueille de façon un peu gauche, sur son trente-et-un, mais en chaussettes. Il me complimente, me trouve belle et m’invite à faire comme chez ...
«1...3456»