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Serais-je lesbienne ?
Datte: 03/06/2026, Catégories: Humour #délire, #psychologie, #personnages, bizarre, amour, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
Si j’étais une femme, il n’y a aucun doute, je serais lesbienne. C’est ce que je me suis dit au sauna libertin de la ville. Je n’avais pas vu que c’était une journée 100 % gay. Je n’ai rien contre les pédés, qu’ils aillent se faire enculer, grand bien leur fasse, mais c’est pas mon truc. J’étais donc là dans le jacuzzi et je n’arrivais pas à comprendre ce qu’on peut trouver d’excitant en eux. Je les regardais déambuler à poils dans les couloirs, leurs gros bides en avant, et cette saucisse qui pendouille entre leurs jambes. Dégueulasse. Il est vrai qu’il n’y avait que de gros lourdauds, j’étais le seul mec « potable » et tous ont tenté leur chance. Quand bien même, il y aurait eu un mec dit « bien gaulé ». Désolé, je trouve ça moche. Je n’aime pas le nez des mecs, souvent gros, les oreilles, souvent grandes, les visages carrés, les poils disgracieux. Que les mecs aient des plaques de chocolat ou un bidon Kronenbourg ne change rien, je les trouve moches. Parfois, j’admets qu’il peut y en avoir de plus beaux que d’autres, mais la pseudo-beauté des Brad Pitt, des Tom Cruise me laisse de marbre. Ce n’est pas demain la veille qu’un mec me fera hisser ma frétillante. Tandis que les femmes… Wahou ! Tout chez elles m’émeut, depuis leurs pieds jusqu’à leurs cheveux en passant par les fesses, leurs mains et surtout leurs lèvres (celles du dessous comme celles du dessus). Je suis ce qu’on peut appeler un queutard. Ouais, j’aime bien baiser des greluches, leur ...
... mettre une bonne cartouche, leur en foutre plein leur culotte, les prendre en levrette, les tringler, les défoncer, les déglinguer ces p’tites salopes ! Et elles en redemandent ! Saaaaalllloooopes ! D’y penser m’a fait bander comme un Turc et une espèce de taffiote a cru qu’il avait le feu vert… J’ai préféré partir, j’suis pas un sale pédé. o00o00o00o00o Je me réveille et plus rien n’est pareil, je constate (non sans effarement) que je suis devenue une femme. Étrangement, mon appartement a connu les mêmes déboires que mon corps. Il ressemble à celui dans lequel je vivais jusqu’à présent – et c’est le même – mais tandis que les cartons de pizza traînaient encore sur la table du salon, que les chaussettes sales se trouvaient l’une à droite, l’autre dans le frigo, que les canettes vides de bière sédimentaient sur la même table et que l’odeur de renfermé régnait en maître dans ma sacro-sainte cage à lapin, je trouve un endroit clean, un diffuseur à huile essentielle parfumant la pièce, des fleurs (des fleurs ????) sur un napperon choisi avec goût et surtout une vaisselle lavée et rangée ! L’antre de la fée du logis ! Pensez-vous que cela m’ait affolé, pétrifié ou simplement ébahi ? Oui, bien sûr, on ne passe pas d’un corps d’homme à celui d’une femme sans une once d’affolement. Toutefois, je dois me rendre à l’évidence, Fabien est devenu Fabienne, la carte d’identité en atteste. J’ai vécu cette métamorphose comme on vit un deuil, à savoir en cinq étapes. Ça y est, j’ai ...