1. Serais-je lesbienne ?


    Datte: 03/06/2026, Catégories: Humour #délire, #psychologie, #personnages, bizarre, amour, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    ... vécu les cinq étapes, je l’ai accepté, je suis à présent une femme. Il m’aura fallu près d’une bonne dizaine de minutes pour arriver au stade de l’acceptation.
    
    Ma première réaction a été de passer une demi-heure devant la psyché à me mater les fesses, mes lolos… et oui, bien sûr, j’ai regardé mon p’tit minou, pas évident à faire debout, j’y voyais pas grand-chose. Alors je me suis allongée sur le lit, j’ai écarté les jambes (tiens, je ne me savais pas hyperlaxe) puis j’ai relevé le buste et je me suis contorsionnée à m’en péter la colonne vertébrale – en vain. Alors, je suis allée dans la salle de bain prendre un miroir à main et je l’ai placé afin de renvoyer ce que la psyché miroitait.
    
    Je faisais enfin connaissance avec « Perdita », oui, je sais, c’est con, mais j’aime bien l’idée que mon sexe ait un prénom (lorsque j’étais un homme, j’avais entre les jambes « Zutboom »).
    
    Ô Perdita ! oh tu vas me faire perdre la tête ! Comme j’aurais aimé y fourrer mon nez afin d’en ressentir les effluves, comme j’aurais aimé la goûter cette petite chatounette ! Devant un tel spectacle, j’aurai craqué sans aucun doute mon slip et ma verge ultra tendue aurait atteint son paroxysme pour plonger dans le brasier avec ferveur et engouement !
    
    À me voir les quatre fers à l’air m’a bien excitée. L’idée que je sois dans l’attente d’une intromission m’a chatouillé les méninges, alors, doucement, ma main s’est approchée de ce qui promettait des sensations inédites, puis mon doigt est venu ...
    ... simplement se rendre compte de l’effet produit.
    
    Un p’tit sursaut plus tard, me voilà, plusieurs doigts en moi s’enfonçant plus profondément à chaque seconde. Oh là là là ! Mon corps jouait la gigue et dans ma tête, ça pétillait comme des bulles de champagne !
    
    J’arrête là les descriptions salaces, mais je peux vous dire que je n’y suis pas allée de main morte !
    
    Un orgasme incroyable plus tard, bien plus long que ce que je n’ai jamais vécu, le souffle court, je me suis rendu compte qu’il me fallait un gode ! J’ai regardé sur internet, ai trouvé mon bonheur, mais je ne pouvais pas attendre, il me le fallait maintenant – pas dans trois jours !
    
    Pas le choix, pour trouver cette petite merveille, pour trouver chaussure à mon pied, afin que je le prenne, je dois me rendre au sex shop de la ville.
    
    Je suis à présent devant ma garde-robe, une armoire de quatre compartiments bourrée à ras bord. Quelle désolation ! Je n’ai plus rien à me mettre ! J’en ai envie de pleurer tiens !
    
    Je me dis : vivement les soldes, mais en attendant, je vais devoir me farcir les vêtements de la saison dernière.
    
    Si je n’ai pas de mal à assortir mes sous-vêtements, il en va tout autre pour le reste ! J’opte finalement pour des collants opaques, un short noir en similicuir et un gros pull marinière. Là où cela se corse, c’est que je n’ai aucun manteau qui pourrait se marier avec.
    
    Raah, j’ai un chèche couleur crème, mais le bonnet est plutôt écru. Je vais avoir l’air d’une plouc comme ça ! ...
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