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Joséphine, le long de la rivière Ouélé
Datte: 27/05/2026, Catégories: Humour #sorcellerie, couleurs, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
... avec mon corps, me faisant découvrir des choses que je n’ose pas confier ici ! Peut-être plus tard, à titre posthume… Avec un homme pareil, pas la peine que je m’enquiquine trop avec les autres mâles ! Tiens, en parlant d’eux… Bien que la plupart des villageois aimeraient bien me harceler pour coucher (euphémisme) avec moi, ils y réfléchissent souvent à deux ou trois fois, car on n’importune pas aisément l’un des nouveaux joujoux du sorcier. — Au fait, Biama, c’est vrai, cette histoire du jeune guerrier qui s’est réveillé avec plus rien entre les jambes ? — Plus rien ? Il a encore quelque chose pour faire ses besoins naturels contre un arbre, mais s’il met deux doigts et le pouce pour le tenir, il les mouille quand il urine ! Quand vous entendez ce genre de réponse, vous vous dites que vous avez choisi le bon côté de la rive ! Allongée sur le ventre près de mon amant en titre, fesses bien en évidence, étant curieuse de nature, je demande : — Et tu lui pardonneras quand ? — Quand son crime sera effacé de ma mémoire… Il a quand même manqué de respect à ma nièce préférée ! — Et si moi, je te manque de respect, il m’arrive quoi ? — Hmm… voyons voir… voyons… Ah si, je sais : je décuple tes seins et tes fesses ! Hahaha ! Peu à peu, Biama relâche son emprise, se lassant peut-être un peu de moi, l’effet de la nouveauté se dissipant. Il me conseille carrément de trouver l’extase ailleurs, tout en se proposant pour combler mes attentes si les autres villageois n’y ...
... parviennent pas. Je mets les choses au point, appelant un chat un chat : — Tu me largues, c’est ça ? — Il est temps que tu vives ta vie. Je t’ai servi d’initiateur, tu as été une bonne élève bien assidue, et je t’en remercie. — Oui, je sais : la monogamie n’est pas trop dans les mœurs locales… — Il y a de ça, mais dans cinq ans, je ne serai plus à la hauteur, et même avant… Je m’étonne de cette phrase et du ton résigné que mon amant a employé : — Comment ça ? Dans cinq ans, tu n’auras même pas cinquante ans, ce n’est pas le bout du monde… — Être sorcier se paye, vois-tu, ma jolie… — Je… je ne comprends pas… — Tu ne sais pas tout, petite Joséphine, et il vaut mieux que tu ne saches pas tout, c’est préférable pour toi. Puis, sur ces paroles mystérieuses, Biama s’occupe fougueusement de moi, me faisant vibrer de toutes les cellules de mon corps, même si celui-ci a pris du volume depuis mon arrivée. Cet homme me rend complètement dingue ! Puis, un beau jour, il s’est carrément évaporé… Du jour au lendemain, le village s’est retrouvé sans sorcier. Le prêtre jubilait, mais pas très longtemps, car Biswé, un nouveau sorcier, est apparu moins d’une semaine plus tard. Puis la vie a repris son cours, comme avant, sauf que ce n’était plus Biama qui était présent. Néanmoins, son jeune remplaçant le remplace très bien, et en tout… Je m’étonne en moi-même que « biswé » signifie cinq, la suite de « biama » qui vaut quatre. Est-ce une coïncidence, un hasard ? Je ...