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Histoire des libertines (121) : Hortense Schneider et la fête impériale.
Datte: 26/05/2026, Catégories: A dormir debout, Auteur: Olga T, Source: Hds
AVERTISSEMENT : Je poursuis ma série de publications consacrées aux grandes courtisanes du XIXe siècle. Catherine Jeanne Schneider, dite Hortense Schneider (1833-1920), cantatrice et courtisane, connut un immense succès sous le Second Empire. Elle fut l’une des femmes galantes les plus convoitées du Second Empire, une grande horizontale et une cantatrice talentueuse, qui pourrait incarner, à elle seule, la folle gaieté des années impériales. *** Fille d'un tailleur alsacien, installé à Bordeaux, Hortense commença à chanter dès l'âge de trois ans (1836), monta sur scène à douze (1845), tout en prenant des leçons de chant, puis se joignit à une petite troupe de province, au théâtre d'Agen. Elle s'installa à Paris en 1855. C'est à cette époque qu'elle abandonna son prénom originel, pour celui d’Hortense, qui était celui de la mère de l'empereur. LA BELLE HORTENSE, COQUELUCHE DES TETES COURONNEES Elle devint la maîtresse du chanteur Jean Berthelier (1828-1888), qui la présenta au compositeur Jacques Offenbach (1819-1880). Celui-ci l'engagea immédiatement aux Bouffes-Parisiens. Offenbach comprit qu’il avait trouvé sa muse, son interprète idéale. La critique fut unanime sur la qualité de sa voix et l’évidence de sa beauté, qui lui permit de tenir les premiers rôles dans le monde de la galanterie et, forte de son statut de diva, d’y pratiquer les tarifs les plus élevés. Offenbach et Hortense furent-ils amants ? Les avis sont partagés mais il semblerait que ...
... non. En 1858, de sa liaison avec le Ludovic de Gramont, duc de Caderousse (1835-1865) naît un fils, André. En 1864, elle tient le rôle principal dans « La Belle Hélène. » Depuis ses premiers succès, elle devient une des stars de la scène musicale française. Elle a des exigences financières importantes et est notoirement capricieuse, mais Offenbach est persuadé qu'aucune autre chanteuse ne peut l'égaler dans le rôle d'Hélène. Il est vrai qu’Hortense Schneider, en belle Hélène, était à peine voilée sur scène. L'année suivante, le duc de Gramont-Caderousse meurt, lui léguant une partie de sa fortune afin de subvenir aux besoins de leur fils. En 1867 La « Grande-duchesse de Gérolstein » est écrite pour l'Exposition universelle. Hortense Schneider y obtint un triomphe, et toutes les têtes couronnées du monde se pressèrent dans sa loge : l'empereur Napoléon III, le tsar Alexandre II de Russie, mais aussi le Khédive d'Égypte, Ismaïl Pacha (1830-1895), avec qui elle entretint une liaison. L’apogée du Second Empire fut aussi celui d’Hortense. La beauté et le talent de l'actrice firent de La Grande-duchesse de Gérolstein le clou de l'Exposition. L'année suivante, elle passa quelques mois en Égypte auprès du Khédive, toujours épris d'elle. Il la reçut comme une reine à Alexandrie, où elle rencontra aussi l’empereur d’Éthiopie, qui lui proposa de l’épouser. Elle refusa le Négus et quitta à regret le Khédive. La liaison de la cantatrice avec le Khédive d'Égypte, son ...