1. Course poursuite


    Datte: 18/05/2026, Catégories: #chronique, #nonérotique, #aventure, #fantastique, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    ... étant plutôt médiocre dans les tâches inhérentes sur la vie à bord, avait été confiée à l’apprentissage de Monsieur Pic-Flouze, l’argentier de l’équipage.
    
    Mary s’entretenait avec son amie :
    
    — Comment serons-nous accueillis ?
    — Je suis bien incapable de le dire. Je suis partie en bons termes, mais cela va faire une bonne vingtaine d’années. Les normes et les codes sont assez différents là-bas, il faudra que je vous prépare pour ne pas faire d’impair.
    — Comme quoi, par exemple ?
    — La politesse et le respect. Quand je vois nos gaillards, j’avoue appréhender un peu ! lui répondit-elle tout sourire.
    — Et leurs bateaux ?
    — J’imagine qu’ils se sont un peu améliorés, mais je ne pense pas que nous ayons beaucoup à craindre, ce n’est pas un peuple de la mer.
    
    oooo0000oooo
    
    Cela faisait plus de six mois qu’une grande dame de Britania l’avait missionnée pour récupérer sa fille Betty et pour tuer deux piratines : Fleur de tonnerre et la Dame des Mers.
    
    Mme Sanders avait tout d’abord demandé à la marine de la couronne britaine, mais le haut commandant, l’amiral Bets lui avait expliqué que les sujets de Sa majesté ne devaient en aucun cas servir des intérêts privés et ne devaient pas non plus entrer dans une quelconque vendetta.
    
    L’amiral Bets, grand ami du défunt M. Sanders, lui suggéra d’employer la mercenaire la plus efficace qu’il ait jamais croisée, une négresse du nom de Lorelei « Kiy Fayyu », une impitoyable tueuse, capable de terrasser un corps de légion à elle ...
    ... seule.
    
    Lorelei accepta avec une joie féroce cette nouvelle mission. La prime que lui donnait la grande dame était faramineuse, mais n’était rien comparée à celle qu’elle recevrait la mission accomplie.
    
    Elle commença ses investigations sur l’île de Saint-Sauveur où elle comptait remonter sa piste. Elle arriva dans une ville fantôme, les rues étaient désertes, les maisons fermées. Les grands ventilateurs tournaient à plein régime, et il n’y avait plus trace de l’épidémie qui avait décimé une grande partie de la population insulaire.
    
    Il y avait toujours quelques soldats en faction – combien étaient-ils ? Une vingtaine en tout et pour tout ? Le seul endroit qui restait vivant était la taverne « L’espoir ». Lorelei était sûre qu’elle y croiserait de vieux loups de mer ayant quelques nouvelles à donner. Arrivée sur place, elle constata une grande salle quasi vide, seuls quatre clients, quatre épaves l’occupaient. Contre deux bonnes bouteilles de rhum, elle apprit qu’on avait aperçu l’Albatros Rouge sur l’île Araccianta.
    
    — Araccianta ? s’étonna Lorelei. Et comment sais-tu cela, vieux débris ?
    — Hé ! Hé ! Tu aimerais le savoir, n’est-ce pas ma belle ? Malheureusement, j’ai le gosier qui s’assèche ! Que veux-tu, beauté, avec l’âge, on se dessèche drôlement vite.
    — OK, j’ai compris. Tavernier ? Une autre bouteille, je te prie !
    
    La bouteille posée sur la table, Lorelei reprit son interrogatoire :
    
    — Alors, le soûlaud, comment as-tu su cela ?
    — Tu vois cet homme là-bas ...