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Valérie -- Ch. 01
Datte: 15/05/2026, Catégories: Contrôle Mental, Auteur: APVapv, Source: Literotica
... un silence parfait. Tout autour, la clairière s'était apaisée. Les flambeaux brûlaient encore, mais faiblement, vacillants sous la lumière douce du matin qui s'imposait peu à peu à travers les arbres. L'aube n'était plus une promesse. Valérie était là, entière. Elle bougea enfin. Se redressa lentement. Son corps était lourd. Ses cuisses tremblaient encore. Mais elle ne luttait plus contre rien. C'est alors qu'elle la vit. Une silhouette féminine s'approchait. Silencieuse. Calme. C'était la femme âgée, celle qui accompagnait Marie. Son pas était lent, assuré, sans menace. Elle vint s'asseoir près d'elle, sur la pierre, sans un mot. Puis elle tendit une main, et la posa doucement sur la nuque de Valérie, un simple contact, ferme et doux à la fois. Quand elle parla, sa voix était grave, posée, profonde, comme venue de très loin. -- Tu n'as pas été choisie. Elle marqua une pause. Puis ajouta, plus bas : -- Tu t'es offerte. Valérie la regarda. Son visage. Ses yeux. Mais aucun mot ne sortit. Elle était vide. Et pourtant pleine. Elle ne savait plus quoi ressentir. Elle ne savait plus s'il fallait fuir... ou rester. La femme se pencha un peu plus, son souffle effleurant l'oreille de Valérie, et murmura tout bas, comme une vérité qu'on glisse sans attendre de réponse : -- Tu ne reviendras pas ici... mais tu n'oublieras rien. Tu en seras nourrie. Puis elle se redressa, lentement, et posa un baiser léger sur le front de Valérie. Un geste inattendu. ...
... Maternelle. Presque tendre. Sans un mot de plus, elle se détourna, sa cape glissant sur le sol. Elle disparut entre les arbres, avalée par la lumière tamisée du matin. Valérie resta là, immobile, les yeux dans le vide. Son corps semblait encore suspendu à quelque chose d'invisible. Puis, après un long instant, elle inspira, descendit de la dalle, pieds nus, vacillante, mais droite. La pierre froide sous ses pas lui rappela qu'elle était bien là. Vivante. Elle traversa la clairière lentement, enveloppée par un silence parfait. Deux silhouettes encapuchonnées apparurent de part et d'autre d'elle, sans un mot. Elles ne la saisirent pas, ne la forcèrent à rien. Elles l'encadrèrent simplement, à distance juste, comme une escorte solennelle. Leur présence était silencieuse. Valérie marchait entre elles, pieds nus sur la terre fraîche, le corps lourd mais docile, les jambes encore marquées de tout ce qui venait de s'inscrire en elle. La clairière s'effaça peu à peu derrière les arbres. Les flambeaux, les chants, les pierres... tout disparut comme un rêve mal digéré. Après quelques minutes à travers les sous-bois, le trio déboucha sur une route forestière, étroite, déserte, à peine plus qu'un sentier battu. Une voiture noire les attendait. Moteur allumé. Silencieuse. Moderne, lisse, presque incongrue ici. Un chauffeur masqué se tenait à l'avant. Il ouvrit la portière arrière sans dire un mot. Valérie s'arrêta une seconde. Puis, sans poser de question, elle monta. S'assit. À ...